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Seuil de tolérance à la mauvaise herbe

Façon d’atteindre le « zéro pesticide » :

Il existe plusieurs façons d’atteindre le zéro pesticide. Voici les deux principales :

  • En gardant les mêmes exigences de désherbage et en investissant par conséquent beaucoup de temps et d’argent dans le désherbage alternatif (coût du matériel et du personnel à y affecter)
  • En réduisant les exigences de désherbage à certains endroits, c’est-à-dire en établissant des seuils de tolérance aux “mauvaises herbes” cohérents avec le plan de gestion différenciée, ce qui permet de ne pas alourdir le travail de désherbage et donc de limiter les investissements en matériel et d’éviter de devoir engager du personnel supplémentaire.

Le seuil de tolérance aux « mauvaises herbes » est la quantité de « mauvaises herbes » que l’on décide d’accepter sur un espace, en terme de proportion du sol couvert par la végétation et/ou en terme de hauteur de végétation. Pour chaque classe, il convient de définir un seuil de tolérance.

Il n’existe pas de seuil théorique pour un espace spécifique. A chaque gestionnaire d’identifier ses propres seuils en fonction de ses connaissances du contexte de l’espace.

Une enquête réalisée par le Pôle wallon de gestion différenciée en 2012 (Enquête sur la perception de la végétation spontanée par les citoyens wallons) donne des indications utiles pour établir les seuils de tolérance pour chaque espace :

  • les citoyens acceptent très peu, voire pas du tout de “mauvaises herbes” dans les cimetières ;
  • les citoyens acceptent peu de “mauvaises herbes” dans un cadre urbain (sur les pavés, les trottoirs, en centre-ville, ...) ;
  • les citoyens acceptent mieux les “mauvaises herbes” dans un cadre rural ou végétalisé (parc, square, ...) ;
  • les “mauvaises herbes” d’une hauteur inférieure à 10 cm sont acceptées par la majorité des citoyens, sauf dans les cimetières.

Les seuils doivent être vus comme des marges de manœuvre. Un espace avec un seuil de tolérance « maximale » ne veut pas dire qu’aucun désherbage ne sera jamais pratiqué, mais que le gestionnaire peut se permettre d’attendre une présence importante de « mauvaises herbes » avant d’intervenir.

Voici quelques pistes de travail pour l’identification de seuils de tolérance. Le gestionnaire est libre de définir lui-même les gammes de tolérance au sein de ces seuils.

Exemples de seuils de tolérance par rapport aux espaces :

  • Niveau A = Pas de tolérance aux « mauvaises herbes » : espaces de représentation ou très horticoles ou symboliques (ex. : cimetière, monument aux morts, entrée de l’hôtel de ville, ...) ;
  • Niveau B = Tolérance limitée aux « mauvaises herbes » et limitée en hauteur : espaces moins travaillés mais assez fréquentés (ex. : trottoirs des rues fréquentées, allées principales des parcs, ...) ;
  • Niveau C = Tolérance aux « mauvaises herbes » élevée : espaces plus naturels ou des zones moins fréquentées (ex. : zone d’aspect naturel dans les parcs ou dans les villages, rond-point à l’extérieur de la commune ou dans une zone industrielle, chemins de randonnée, talus le long des voiries moins fréquentées, ...).

Il est essentiel que les seuils soient cohérents avec la classification des espaces publics. En reprenant la classification au chapitre précédent, le lien pourrait être le suivant :

  • Classe « horticole » : Niveau de tolérance A
  • Classe « traditionnelle/espace jardiné » : Niveaux de tolérance A ou B
  • Classe « paysager/rustique » : Niveaux de tolérance B ou C
  • Classe « naturelle » : Niveau C ou pourquoi pas un niveau de tolérance D (pour une tolérance totale, pour un enherbement recherché)

On pourrait envisager que les seuils proposés ci-dessus concernent des « mauvaises herbes » de hauteur inférieure à environ 10 cm. Il faut ainsi éviter l’apparition d’herbes hautes, sauf peut-être sur certains espaces où la tolérance est élevée (pour les niveaux C ou D, par exemple), pour autant qu’elles ne représentent pas une entrave à l’utilisation et à la fonction du lieu.

Exemples de seuils de tolérance sur base du taux d’occupation et de la hauteur des « mauvaises herbes » sur les surfaces pavées :
Suite au travail de recherche, réalisé par le CRR (Centre de Recherche Routier), en collaboration avec l’unité Plantaardige productie de l’Université de Gand (UGent) et avec le soutien de l’IWT-Vlaanderen, des cotes ont été attribuées en fonction du taux de recouvrement et de hauteur de végétation pour une surface donnée. Ce projet a donné lieu à la publication du “Code de bonne pratique pour la gestion et la maîtrise des mauvaises herbes sur les revêtements modulaires par voie non chimique”. Il vise à sensibiliser les gestionnaires sur des seuils acceptables de mauvaises herbes en relation avec l’aspect esthétique général de la rue. Pour plus d’informations et pour télécharger le code de bonne pratique, voir le site suivant http://www.brrc.be/crr/f10-a02.php.

Exemples de seuils sur base du pourcentage d’occupation et de la hauteur des « mauvaises herbes » :
En France, une étude poussée, sur base d’une enquête auprès de citoyens, réalisée par Emilie Zadjian, propose des seuils dépendant de plusieurs paramètres dont la hauteur moyenne des « mauvaises herbes ». L’intérêt de cette étude est de montrer l’importance du type d’espace, du revêtement et du niveau d’entretien global (de l’espace). A lire dans le « Guide de bonnes pratiques désherbage en ZNA ». Ministère de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche et des affaires rurales.

Pour conclure, il est bon de se rappeler que la principale difficulté pour l’application de seuils de tolérance est la pression exercée par certains citoyens pour que les espaces publics aient l’air entretenus. Cette difficulté peut être limitée par un travail de sensibilisation de la population. En effet, une étude (Enquête sur la perception de la végétation spontanée par les citoyens wallons) a montré que 85% des citoyens wallons pensent que les pesticides sont dangereux et 79% d’entre eux souhaitent que leur commune en utilise moins, voire plus du tout. Il reste à expliquer que la commune souhaite y parvenir (sans augmenter les dépenses publiques), et qu’elle a décidé pour cela d’adopter une certaine tolérance aux “mauvaises herbes” (qui, contrairement aux pesticides, ne sont pas dangereuses).

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