Table des matieres

Table des matieres.. I

PREAMBULE.. V

chapitre I. LES FACTEURS DE LA PRODUCTION.. 1

I.1 La main-d’œuvre. 1

I.1.1 Situation de mai 2005 à mai 2006. 1

I.1.2 Evolution récente. 7

I.1.3 Etat civil et formation du chef d’exploitation. 8

I.1.4 Succession des exploitants. 10

I.2 La terre. 11

I.2.1 La superficie agricole utilisée (SAU) 11

I.2.2 La valeur vénale des terres. 13

I.2.3 Les modes de faire-valoir des terres. 15

I.3 Les cheptels. 17

I.3.1 Cheptel bovin. 17

I.3.2 Cheptel porcin. 18

I.3.3 Cheptel avicole. 19

I.3.4 Autres cheptels. 20

I.4 Le matériel agricole. 21

I.4.1 Les tracteurs. 21

I.4.1.1 Autre matériel 23

chapitre II. Les unites de production.. 25

II.1 Nombre d’exploitations. 25

II.2 Superficie agricole utilisée moyenne par exploitation. 26

II.3 Répartition des exploitations selon l’orientation technico-économique. 28

II.4 Répartition des exploitations selon la superficie cultivée. 30

II.5 Répartition des exploitations selon le statut juridique et selon le volume de la main-d’œuvre  31

II.6 Nombre d’exploitations détentrices de bovins et de porcs. 32

II.6.1 Nombre de détenteurs de bovins. 32

II.6.2 Nombre de détenteurs de porcs. 37

II.7 Taux de remplacement des exploitations agricoles et horticoles wallonnes. 40

chapitre III. Les productions agricoles Wallonnes.. 45

III.1 Les cultures agricoles. 45

III.1.1 Les céréales. 46

III.1.2 Les cultures industrielles. 46

III.1.3 Les prés, les prairies et les cultures fourragères. 47

III.1.4 Les pommes de terre. 47

III.1.5 Terres arables retirées de la production. 48

III.1.6 Importance et localisation des cultures agricoles. 48

III.2 Les cultures horticoles. 49

III.2.1 Les productions maraîchères. 49

III.2.1.1 Les cultures de légumes en plein air 49

III.2.1.2 Les cultures sous serres. 50

III.2.2 Les productions fruitières. 50

III.2.2.1 Les cultures fruitières de plein air 50

III.2.2.2 Les cultures fruitières sous serres. 50

III.2.3 Les pépinières et cultures ornementales. 50

III.2.4 Les sapins de Noël 51

III.2.5 Importance et localisation des cultures horticoles. 51

III.3 Les productions animales. 52

III.3.1 Les productions bovines. 52

III.3.1.1 La production de viande. 53

III.3.1.2 Importance et localisation de la viande bovine. 53

III.3.1.3 La production de lait 54

III.3.1.4 Importance et localisation de la production de lait 55

III.3.2 La production porcine. 55

III.3.3 La production avicole. 56

III.3.3.1 Le poulet de chair 56

III.3.3.2 Les poules pondeuses. 56

III.3.4 Importance et localisation du secteur des granivores. 56

III.3.5 La production chevaline. 57

III.3.6 Les productions ovine et caprine. 57

III.4 Les productions biologiques. 58

III.4.1 Les productions végétales. 58

III.4.2 Les productions animales. 60

III.4.3 Evolution des productions sous contrôle. 61

III.4.3.1 Les tendances. 61

III.4.3.2 Importance du marché des produits « bios ». 61

III.4.3.3 Le dynamisme du secteur végétal « bio » wallon. 62

chapitre IV. EVOLUTION DES PRIX DES PRINCIPAUX PRODUITS ET MOYENS DE PRODUCTION AGRICOLES.. 63

IV.1 Les produits végétaux. 63

IV.1.1 Les céréales. 63

IV.1.2 Les pommes de terre. 64

IV.1.3 Les betteraves sucrières. 65

IV.2 Les produits animaux. 65

IV.2.1 La viande bovine. 65

IV.2.1.1 Les bovins de bonne qualité. 65

IV.2.1.2 Les autres bovins. 66

IV.2.2 La viande porcine. 67

IV.2.3 La viande de volaille. 68

IV.2.4 Le lait 69

IV.2.5 Les œufs. 70

IV.3 Evolution des prix reçus, des prix payés et du rapport prix reçus/prix payés. 71

IV.3.1 Indice des prix reçus. 72

IV.3.1.1 Période 1990-2006. 72

IV.3.1.2 Période 2000-2006. 72

IV.3.2 Indice des prix payés. 74

IV.3.2.1 Période 1990-2006. 74

IV.3.2.2 Période 2000-2006. 74

IV.3.3 Les termes de l’échange (ciseau des prix) 75

chapitre V. Le capital agricole (approche micro-économique) 77

V.1 Nature et importance des capitaux engagés. 77

V.2 Endettement des exploitations professionnelles. 80

chapitre VI. Les aides directes apportées au titre de la PAC.. 83

VI.1 Le 1er pilier (données financières) 83

VI.1.1 Ventilation des aides par secteur 83

VI.1.2 Répartition des aides entre les producteurs. 84

VI.1.3 Répartition des aides selon les régions agricoles wallonnes. 86

VI.2 Le 2ème pilier. 87

VI.2.1 Les mesures adoptées en Région wallonne. 87

VI.2.2 Exécution du PDR entre 2000 et 2006. 88

VI.2.3 Concours publics et fonds privés entre 2000 et 2006. 90

VI.2.4 Comparaison entre programmation et réalisation du PDR.. 91

VI.2.5 L’avenir du PDR, la programmation 2007-2013. 92

chapitre VII. évolution du revenu agricole.. 93

VII.1 Le revenu en agriculture. 94

VII.1.1 Structure des exploitations agricoles. 94

VII.1.2 Revenu du travail par hectare. 95

VII.1.2.1 Selon les orientations technico-économiques. 96

VII.1.2.2 Selon les régions agricoles. 98

VII.1.3 Structure des produits et des charges en Région wallonne. 99

VII.1.4 Revenu du travail par unité de travail 101

VII.1.4.1 Selon les orientations technico-économiques. 101

VII.1.4.2 Importance des aides dans le revenu du travail 102

VII.1.4.3 Revenu du travail sur une longue période. 103

VII.1.4.4 Selon les régions agricoles. 106

VII.1.4.5 Dispersion du revenu du travail en Région wallonne. 109

VII.1.5 Revenu agricole familial par unité de travail familial 111

VII.2 Le revenu en horticulture. 112

VII.2.1 Revenu du travail par hectare. 112

VII.2.2 Revenu du travail par unité de travail 113

chapitre VIII. VALEUR DE LA PRODUCTION AGRICOLE WALLONNE ET CONTRIBUTION DE CELLE-CI A LA PRODUCTION AGRICOLE BELGE ET A LA FORMATION DU PRODUIT INTERIEUR BRUT REGIONAL.. 117

VIII.1 Production agricole et horticole wallonne. 117

VIII.1.1 Situation en 2006. 117

VIII.1.2 Evolutions 1990-2006. 118

VIII.1.3 Part de l’agriculture wallonne dans l’agriculture belge. 120

VIII.2 Valeur ajoutée brute de l’agriculture wallonne et part de celle-ci dans la valeur ajoutée brute régionale  121

chapitre IX. PREVISIONS POUR 2007. 123

IX.1 Les exploitations et les facteurs de production. 123

IX.1.1 Les exploitations. 123

IX.1.2 La main-d’œuvre. 123

IX.1.3 La superficie agricole utilisée. 123

IX.1.4 Le cheptel 125

IX.2 Les productions, les prix et les revenus. 125

IX.2.1 Les productions. 125

IX.2.1.1 Les productions végétales. 125

IX.2.1.2 Les productions animales. 125

IX.2.2 Les prix. 126

IX.2.2.1 Les productions végétales. 126

IX.2.2.2 Les productions animales. 127

IX.2.3 Les revenus. 131

 


PREAMBULE

 

Ce rapport annuel sur l’évolution de l’économie agricole et horticole de la Région wallonne est présenté conformément à l’arrêté du 8 janvier 1987 instituant le CSWAAA (Conseil supérieur wallon de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de l’Alimentation).

Cette édition est la dix-neuvième. Comme les quatre années précédentes, elle a été établie par la direction de l’Analyse économique agricole du ministère de la Région wallonne.

Ce rapport comporte neuf chapitres qui concernent :

- les facteurs de production ;

- les unités de production ;

- les productions ;

- les évolutions des prix des produits et des moyens de production ;

- le capital agricole ;

- les aides directes PAC ;

- le revenu agricole ;

- la valeur de la production wallonne et sa contribution dans l’agriculture nationale ;

- les prévisions pour 2007.




chapitre I. LES FACTEURS DE LA PRODUCTION

I.1 La main-d’œuvre

La personne qui doit effectuer la déclaration au recensement agricole est l’exploitant. Celui-ci est le responsable juridique et économique de l’entreprise, il peut être une personne physique ou une personne morale pour le compte et au nom de laquelle l’exploitation est mise en valeur.

Si l’exploitant est une personne morale, il n’y a pas de main-d’œuvre familiale. Toute la main-d’œuvre agricole de l’exploitation est considérée comme de la main-d’œuvre non familiale.

La main-d’œuvre familiale ou non familiale occupée régulièrement peut travailler à temps partiel ou à temps plein (38 heures et plus par semaine ou 20 jours et plus par mois).

Par ailleurs, la main-d’œuvre agricole prise en compte n’est pas celle qui est présente le jour du recensement mais celle qui couvre toute l’année précédente (de mai 2005 à mai 2006).

I.1.1 Situation de mai 2005 à mai 2006

Au cours de la période de référence, 27 365 personnes ont exercé une activité dans le secteur agricole et horticole en Région wallonne (tableau 1.1). Elles représentent 29,6 % de la main-d’œuvre nationale dans ce secteur. La main-d’œuvre à temps plein représente 55,7 % de la main-d’œuvre totale (figure 1.1), cette proportion est supérieure à celle qui est observée sur le plan national. La Région wallonne compte 31,6 % de la main-d’œuvre nationale à temps plein et 27,4 % de la main-d’œuvre nationale à temps partiel.

La main-d’œuvre est majoritairement masculine (68,9 %), surtout lorsqu’elle est occupée à temps plein (78 %).

Les exploitants constituent la plus grande partie de la main-d’œuvre : 69 % de la main-d’œuvre à temps plein et 40,3 % de la main-d’œuvre à temps partiel. Parmi les exploitants à temps plein, on compte 13,8 % de femmes et parmi les exploitants à temps partiel, 23,9 %.

Les conjoints des exploitants forment le deuxième groupe en importance numérique. Il est très largement à dominance féminine. En Région wallonne, on dénombre 5 351 conjoints, dont 29,6 % à temps plein.

Les autres membres de la famille sont au nombre de 3 539, dont 39,2 % travaillent à temps plein.

La main-d’œuvre non familiale représente 3 077 personnes, soit 11,2 % de la main-d’œuvre totale (la main-d’œuvre des exploitations « personnes morales » en fait partie).

Figure 1.1 : Répartition de la main-d’œuvre agricole wallonne (de mai 2005 à mai 2006)

Source : DGSIE (INS) - Recensement agricole

En Région wallonne, près de deux exploitants sur trois n’ont pas de conjoint qui travaille dans l’exploitation.

Par rapport à la Région flamande, l’effectif de la main-d’œuvre non familiale occupée dans les exploitations wallonnes est assez faible. En effet, la Région flamande emploie nettement plus de main-d’œuvre non familiale, notamment en horticulture, secteur beaucoup plus développé dans cette région qu’en Région wallonne.

Tableau 1.1 : Situation de la main-d’œuvre agricole en Région wallonne et en Belgique (de mai 2005 à mai 2006)

 

Région wallonne

Belgique

A/B

 

A

%

B

%

%

Main-d’œuvre à temps plein

 

 

 

 

 

Exploitants :

 

 

 

 

 

 

- hommes

9.064

86,2

27.297

88,7

33,2

 

- femmes

1.446

13,8

3.473

11,3

41,6

 

- total

10.510

100,0

30.770

100,0

34,2

Conjoints des exploitants :

 

 

 

 

 

 

- hommes

128

8,1

373

6,6

34,3

 

- femmes

1.457

91,9

5.300

93,4

27,5

 

- total

1.585

100,0

5.673

100,0

27,9

Autres membres de la famille :

 

 

 

 

 

 

- hommes

1.221

88,1

2.857

86,0

42,7

 

- femmes

165

11,9

464

14,0

35,6

 

- total

1.386

100,0

3.321

100,0

41,7

Main-d’œuvre non familiale :

 

 

 

 

 

 

- hommes

1.471

83,6

6.741

80,2

21,8

 

- femmes

288

16,4

1.668

19,8

17,3

 

- total

1.759

100,0

8.409

100,0

20,9

Total :

 

 

 

 

 

 

- hommes

11.884

78,0

37.268

77,4

31,9

 

- femmes

3.356

22,0

10.905

22,6

30,8

 

- total

15.240

100,0

48.173

100,0

31,6

 

 

 

 

 

 

Main-d’œuvre à temps partiel

 

 

 

 

 

Exploitants :

 

 

 

 

 

 

- hommes

3.718

76,1

12.010

78,1

31,0

 

- femmes

1.170

23,9

3.372

21,9

34,7

 

- total

4.888

100,0

15.382

100,0

31,8

Conjoints des exploitants :

 

 

 

 

 

 

- hommes

722

19,2

2.252

15,5

32,1

 

- femmes

3.044

80,8

12.292

84,5

24,8

 

- total

3.766

100,0

14.544

100,0

25,9

Autres membres de la famille :

 

 

 

 

 

 

- hommes

1.570

72,9

6.175

70,3

25,4

 

- femmes

583

27,1

2.613

29,7

22,3

 

- total

2.153

100,0

8.788

100,0

24,5

Main-d’œuvre non familiale :

 

 

 

 

 

 

- hommes

955

72,5

3.132

56,8

30,5

 

- femmes

363

27,5

2.386

43,2

15,2

 

- total

1.318

100,0

5.518

100,0

23,9

Total :

 

 

 

 

 

 

- hommes

6.965

57,4

23.569

53,3

29,6

 

- femmes

5.160

42,6

20.663

46,7

25,0

 

- total

12.125

100,0

44.232

100,0

27,4

Total général

 

 

 

 

 

 

- hommes

18.849

68,9

60.837

65,8

31,0

 

- femmes

8.516

31,1

31.568

34,2

27,0

 

- total

27.365

100,0

92.405

100,0

29,6

 

 

 

 

 

 

Source : DGSIE (INS) - Recensement agricole

La main-d’œuvre agricole est répartie de manière inégale entre les diverses régions agricoles (tableau 1.2).

Tableau 1.2 : Répartition de la main-d’œuvre agricole en Belgique, en Région flamande, en Région wallonne et dans les régions agricoles situées en territoire wallon (de mai 2005 à mai 2006)

 

 

Belgique

Région
flamande

Région
wallonne

Région sablo-limoneuse (Rég.wallonne)

Région limoneuse
(Rég.wallonne)

Région herbagère (Fagne)

Famenne

Main-d’œuvre à temps plein

 

 

 

 

 

 

 

Exploitants

 

 

 

 

 

 

 

 

- hommes

27 297

18 224

9 064

549

3 272

192

655

 

- femmes

3 473

2 027

1 446

66

437

15

121

 

- total

30 770

20 251

10 510

615

3 712

207

776

Conjoints des exploitants

5 673

4 085

1 585

121

682

32

92

Autres membres de la famille

3 321

1 934

1 386

72

468

25

108

Main-d’œuvre non familiale

8 409

6 623

1 759

136

852

17

48

Total

48 173

32 893

15 240

944

5 714

281

1 024

 

 

 

 

 

 

 

 

Main-d’œuvre à temps partiel

 

 

 

 

 

 

 

Exploitants

 

 

 

 

 

 

 

 

- hommes

12 010

8 290

3 718

247

1 136

90

298

 

- femmes

3 372

2 202

1 170

85

385

34

73

 

- total

15 382

10 492

4 888

332

1 521

124

371

Conjoints des exploitants

14 544

10 775

3 766

203

1 247

72

260

Autres membres de la famille

8 788

6 633

2 153

140

793

43

127

Main-d’œuvre non familiale

5 518

4 190

1 318

138

559

13

40

Total

44 232

32 090

12 125

813

4 120

252

798

 

 

 

 

 

 

 

 

Total général

92 405

64 983

27.365

1 757

9 834

533

1 822

Temps plein/total (%)

52,1

50,6

55,7

53,7

58,1

52,7

56,2

Exploitants/total (%)

49,9

47,3

56,3

53,9

53,2

62,1

63,0

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : DGSIE (INS) - Recensement agricole


Tableau 1.2 (suite) : Répartition de la main-d’œuvre agricole en Belgique, en Région flamande, en Région wallonne et dans les régions agricoles situées en territoire wallon (de mai 2005 à mai 2006)

 

Ardenne

Région
jurassique

Région
herbagère liégeoise
(Rég. wallonne)

Campine hennuyère

Condroz

Haute
Ardenne

Main-d’œuvre à temps plein

 

 

 

 

 

 

Exploitants

 

 

 

 

 

 

 

- hommes

1 337

341

971

18

1 235

491

 

- femmes

336

84

129

4

166

88

 

- total

1 673

425

1 100

22

1 401

579

Conjoints des exploitants

250

58

100

2

218

30

Autres membres de la famille

229

58

152

4

205

65

Main-d’œuvre non familiale

136

44

158

6

339

23

Total

2 288

585

1 510

34

2 163

697

 

 

 

 

 

 

 

Main-d’œuvre à temps partiel

 

 

 

 

 

 

Exploitants

 

 

 

 

 

 

 

- hommes

561

124

460

13

560

229

 

- femmes

159

41

128

4

163

98

 

- total

720

165

588

17

723

327

Conjoints des exploitants

596

156

496

5

444

287

Autres membres de la famille

270

117

235

0

260

168

Main-d’œuvre non familiale

91

25

127

3

299

23

Total

1 677

463

1 446

25

1 726

805

 

 

 

 

 

 

 

Total général

3 965

1 048

2 956

59

3 889

1 502

Temps plein/total (%)

57,7

55,8

51,1

57,6

55,6

46,4

Exploitants/total (%)

60,4

56,3

57,1

66,1

54,6

60,3

 

 

 

 

 

 

 

Source : DGSIE (INS) - Recensement agricole

La Région wallonne comprend dix régions agricoles : sept sont situées entièrement sur le territoire wallon (région herbagère Fagne, Famenne, Ardenne, région jurassique, Campine hennuyère, Condroz et Haute Ardenne) et trois partiellement (une petite partie de la région sablo-limoneuse, une grande partie de la région limoneuse et la quasi totalité de la région herbagère liégeoise).

Parmi les régions agricoles, c’est la région limoneuse qui compte le plus de personnes employées en agriculture : 9 834, soit 35,9 % du total. Elle est suivie de loin par l’Ardenne (3 965 personnes) et par le Condroz (3 889 personnes), et ensuite par la région herbagère liégeoise (2 956 personnes). Leur part dans la main-d’œuvre totale wallonne est respectivement de 14,5, de 14,2 et de 10,8 %. Viennent ensuite la Famenne, la région sablo-limoneuse et la Haute Ardenne, avec 1 822 (6,7 %), 1 757 (6,4 %) et 1 502 (5,5 %) unités. La région jurassique ne compte plus que 1 048 personnes (3,8 % du total wallon) et la région herbagère (Fagne) 533 personnes (1,9 %). La Campine hennuyère, région très petite, n’occupe que 59 personnes en agriculture.

La part de la main-d’œuvre occupée à temps plein représente 55,7 % de la main-d’œuvre totale en Région wallonne contre 50,6 % en Région flamande. Elle varie assez sensiblement d’une région agricole à l’autre : la valeur la plus élevée atteint 58,1 % en région limoneuse et la plus faible s’élève à 46,2 % en Haute Ardenne.

Le pourcentage d’exploitants dans la main-d’œuvre totale varie lui aussi mais plus fortement. Il est logiquement plus élevé en Région wallonne (56,3 %) qu’en Région flamande (47,3 %). Les plus fortes proportions d’exploitants sont observées en Famenne (63 %) et en région herbagère (Fagne) (62,1 %). A l’opposé, les plus faibles proportions concernent la région limoneuse (53,2 %) et la région sablo-limoneuse (53,9 %).

Le tableau 1.3 donne la répartition de la main-d’œuvre selon les provinces wallonnes.

Tableau 1.3 : Répartition de la main-d’œuvre agricole selon les provinces wallonnes
 (de mai 2005 à mai 2006)

 

Brabant wallon

Hainaut

Liège

Luxembourg

Namur

Main-d’œuvre à temps plein

 

 

 

 

 

Exploitants

 

 

 

 

 

 

- hommes

651

2 927

2 224

1 700

1 562

 

- femmes

111

386

286

423

240

 

- total

762

3 313

2 510

2 123

1 802

Conjoints des exploitants

91

706

213

321

254

Autres membres de la famille

94

416

329

290

257

Main-d’œuvre non familiale

180

604

419

179

377

Total

1 127

5 039

3 471

2 913

2 690

 

 

 

 

 

 

Main-d’œuvre à temps partiel

 

 

 

 

 

Exploitants

 

 

 

 

 

 

- hommes

267

1 010

1 045

663

733

 

- femmes

100

307

361

184

218

 

- total

367

1 317

1 406

847

951

Conjoints des exploitants

301

1 064

1 063

778

560

Autres membres de la famille

152

634

599

378

390

Main-d’œuvre non familiale

160

413

382

121

242

Total

980

3 428

3 450

2 124

2 143

 

 

 

 

 

 

Total général

2 107

8 467

6 921

5 037

4 833

Temps plein/total (%)

53,5

59,5

50,2

57,8

55,7

Exploitants/total (%)

53,6

54,7

56,6

59,0

57,0

 

 

 

 

 

 

 

Source : DGSIE (INS) - Recensement agricole

En Région wallonne, c’est la province du Hainaut qui compte le plus de personnes employées en agriculture : 8 467 unités (30,9 % du total wallon). La province de Liège arrive en deuxième position avec 6 921 personnes (25,3 %). Les provinces de Luxembourg et de Namur viennent ensuite, avec respectivement 5 037 (18,4 %) et 4 833 (17,7 %) personnes travaillant dans le secteur agricole. Le Brabant wallon occupe la dernière place avec 2 107 personnes (7,7 % du total wallon).

Il convient cependant de mentionner ici que les provinces du Hainaut et de Liège sont de loin les plus peuplées. Proportionnellement, c’est la province de Luxembourg qui est la plus agricole, ensuite vient celle de Namur.

La part de la main-d’œuvre à temps plein dans la main-d’œuvre totale varie d’une province à l’autre. Elle est la plus élevée dans le Hainaut (59,5 %) où les productions végétales occupent une place importante et la plus faible dans la province de Liège (50,2 %) où la production laitière est la plus répandue.

Le pourcentage d’exploitants dans la main-d’œuvre totale diffère moins selon les provinces. La valeur la plus faible est observée dans le Brabant wallon (53,6 %) et la valeur la plus élevée est relevée dans la province de Luxembourg (59 %).

I.1.2 Evolution récente

En 1990, la Région wallonne comptait 46 305 personnes qui travaillaient dans le secteur agricole. Seize années plus tard, le nombre de personnes exerçant une activité agricole ou horticole a régressé de près de 41 %. Par rapport à 2005, le recul est de 2,3 % (642 personnes).

La figure 1.2 illustre l’évolution relative, sur base 1990 = 100, de la main-d’œuvre agricole totale en Belgique et en Région wallonne. En 2006, en Belgique, la main-d’œuvre totale ne représente plus que 64,8 % de celle qui a été recensée en 1990 et pour la Région wallonne, elle n’atteint plus que 50,1 %.

Figure 1.2 : Evolution relative du nombre de personnes occupées dans le secteur agricole en Belgique et en Région wallonne (1990 à 2006) (1990 = 100)

Source : DGSIE (INS) - Recensements agricoles

Le tableau 1.4 reprend les chiffres de la main-d’œuvre agricole en Belgique et en Région wallonne pour les années 2002 à 2006 (main-d’œuvre totale, exploitants, main-d’œuvre à temps plein et main-d’œuvre à temps partiel).

 

Tableau 1.4 : Main-d’œuvre agricole en Belgique et en Région wallonne (2002 à 2006)

 

2002

2003

2004

2005

2006

Main-d’œuvre totale

 

 

 

 

 

Belgique

102 922

100 151

98 471

95 009

92.405

Région wallonne

30 426

29 652

28 874

28 007

27.365

dont :

 

 

 

 

 

Exploitants

 

 

 

 

 

Belgique

53 602

51 549

49 721

47 957

46.172

Région wallonne

17 927

17 260

16 608

15 985

15.404

 

 

 

 

 

 

Main-d’œuvre à temps plein

 

 

 

 

 

Belgique

53 547

51 987

51 288

49 467

48.173

Région wallonne

16 725

16 286

15 962

15 561

15.240

Main-d’œuvre à temps partiel

 

 

 

 

 

Belgique

49 375

48 164

47 183

45 542

44.232

Région wallonne

13 701

13 366

12 912

12 446

12.125

Source : DGSIE (INS) - Recensements agricoles

 

I.1.3 Etat civil et formation du chef d’exploitation

En 2006, au niveau de la Belgique, 76 % des exploitants sont mariés. Cette proportion est plus faible en Région wallonne (72,1 %) qu’en Région flamande (77,9 %). Le pourcentage de célibataires atteint 19 % en Région wallonne contre 14,7 % en Région flamande. Les veufs représentent 4,7 % du nombre total des exploitants wallons et 4,5 % en Région flamande. Le nombre d’exploitants séparés représente 4,2 % en Région wallonne et seulement 2,8 % en Région flamande.

Le tableau 1.5 donne la répartition des exploitants selon leur état civil pour l’ensemble de la Belgique, la Région flamande, la Région wallonne, les régions agricoles et les provinces.

Tableau 1.5 : Etat civil des exploitants en Belgique, en Région flamande, en Région wallonne, dans les régions agricoles et dans les provinces (1er mai 2006)

 

Célibataire

Marié(e)

Veuf(ve)

Séparé(e)

Total

Nombre

%

Nombre

%

Nombre

%

Nombre

%

Nombre

%

Belgique

7.466

16,2

35.081

76,0

2.112

4,6

1.513

3,3

46.172

100,0

Région flamande

4.531

14,7

23.970

77,9

1.390

4,5

866

2,8

30.757

100,0

Région wallonne

2.933

19,0

11.102

72,1

722

4,7

647

4,2

15.404

100,0

Région sablo-limoneuse

173

18,2

674

71,1

56

5,9

45

4,7

948

100,0

Région limoneuse

900

17,2

3.798

72,5

277

5,3

262

5,0

5.237

100,0

Région herbagère (Fagne)

55

16,6

239

72,2

20

6,0

17

5,1

331

100,0

Famenne

237

20,7

809

70,5

63

5,5

38

3,3

1.147

100,0

Ardenne

489

20,4

1.726

72,1

104

4,3

74

3,1

2.393

100,0

Région jurassique

145

24,6

411

69,7

17

2,9

17

2,9

590

100,0

Région herb. liégeoise

333

19,7

1.218

72,2

54

3,2

83

4,9

1.688

100,0

Campine hennuyère

6

15,4

28

71,8

2

5,1

3

7,7

39

100,0

Condroz

388

18,3

1.537

72,3

104

4,9

96

4,5

2.125

100,0

Haute Ardenne

207

22,8

662

73,1

25

2,8

12

1,3

906

100,0

Brabant wallon

170

15,0

836

74,0

70

6,2

54

4,8

1.130

100,0

Hainaut

842

18,2

3.340

72,1

221

4,8

230

5,0

4.633

100,0

Liège

777

19,8

2.817

71,9

157

4,0

166

4,2

3.917

100,0

Luxembourg

612

20,6

2.149

72,4

123

4,1

86

2,9

2.970

100,0

Namur

532

19,3

1.960

71,2

151

5,5

111

4,0

2.754

100,0

Source : DGSIE (INS) - Recensement agricole

Des différences existent au niveau des régions agricoles. Il y a une proportion d’exploitants mariés plus importante en Haute Ardenne et en région limoneuse. A l’inverse, les exploitants célibataires sont proportionnellement plus nombreux en région jurassique. Le pourcentage de veufs et de veuves varie de 2,8 à 6 %. Quant au nombre d’exploitants séparés, il varie de 1,3 à 7,7 %.

Au niveau des provinces, les différences observées ne sont pas très importantes. La proportion d’exploitants mariés varie de 71,2 % dans la province de Namur à 74 % dans le Brabant wallon. C’est dans cette province que le taux de célibat est le plus faible (15 %) et dans la province de Luxembourg qu’il est le plus élevé (20,6 %).

En ce qui concerne la formation reçue par les exploitants, on distingue trois niveaux : la formation agricole exclusivement pratique, la formation agricole élémentaire et la formation agricole complète. Le tableau 1.6 présente les résultats obtenus au 1er mai 2005 (information non disponible au 1er mai 2006) pour la Belgique, la Région flamande et la Région wallonne.

Tableau 1.6 : Niveau de formation des exploitants en Belgique, en Région flamande
et en Région wallonne (1er mai 2005)

Niveau de formation agricole

Belgique

Région flamande

Région wallonne

Nombre

%

Nombre

%

Nombre

%

Exclusivement pratique

26.938

52,3

18.696

54,3

8.230

48,1

Elémentaire

12.264

23,8

7.909

23,0

4.351

25,4

Complète

12.338

23,9

7.805

22,7

4.528

26,5

Total

51.540

100,0

34.410

100,0

17.109

100,0

Source : DGSIE (INS) - Recensement agricole

On constate qu’au niveau national, 52,3 % des exploitants ont une formation agricole exclusivement pratique. Ce pourcentage est moins élevé en Région wallonne (48,1 %) qu’en Région flamande (54,3 %).

La proportion d’exploitants ayant reçu une formation agricole élémentaire est de 23,8 % en Belgique. Elle atteint 25,4 % en Région wallonne et 23,0 % en Région flamande.

Enfin, la proportion d’exploitants ayant suivi une formation agricole complète s’élève à 23,9 % au niveau national. Cette proportion est un peu plus importante en Région wallonne (26,5 %) qu’en Région flamande (24,7 %).

On constate que le niveau de formation des agriculteurs reste relativement faible. En comparaison avec les chiffres précédents, on constate néanmoins une amélioration du degré de formation.

I.1.4 Succession des exploitants

Afin d’obtenir des informations sur la continuité des exploitations, les agriculteurs sont invités, lors du recensement agricole, à répondre à une question relative à leur succession. Ont-ils, oui ou non, un successeur présumé pour leur exploitation ? Les résultats relatifs à la Belgique, à la Région flamande et à la Région wallonne figurent au tableau 1.7. Ces données permettent aussi de mettre en évidence l’importance du nombre d’exploitants âgés de 50 ans et plus.

Tableau 1.7 : Succession des exploitants de 50 ans et plus en Belgique, en Région flamande et en Région wallonne (1er mai 2006)

 

Belgique

Région flamande

Région wallonne

Oui

Nombre

3.903

2.323

1.580

 

%

15,07

13,28

18,81

 

Superf. (ha)

158.126

64.267

93.859

 

Sup. moy. (ha)

40,51

27,67

59,40

Non

Nombre

15.035

10.721

4.309

 

%

58,04

61,28

51,29

 

Superf. (ha)

216.422

105.136

111.195

 

Sup. moy. (ha)

14,39

9,81

25,81

Ne sait pas

Nombre

6.965

4.452

2.512

 

%

26,89

25,45

29,90

 

Superf. (ha)

185.039

85.533

99.486

 

Sup. moy. (ha)

26,57

19,21

39,60

 > 50 ans

Nombre

25.903

17.496

8.401

 

% / total des exploitants

53,99

54,72

52,54

 

Superf. (ha)

559.587

254.935

304.540

 

Sup. moy. (ha)

21,60

14,57

36,25

Source : DGSIE (INS) - Recensement agricole

Pour l’ensemble du pays, on observe que sur 100 exploitants âgés d’au moins 50 ans, environ 15 d’entre eux déclarent avoir un successeur présumé. Ce nombre est plus élevé en Région wallonne (19) qu’en Région flamande (13). Certains exploitants sont dans l’incertitude : 26,9 % sur le plan national. Cette proportion atteint 29,9 % en Région wallonne contre 25,5 % en Région flamande. Le principal facteur qui semble déterminer l’existence d’un successeur potentiel est la taille de l’exploitation. En effet, les agriculteurs wallons qui ont un successeur présumé disposent en moyenne d’une superficie de 59,4 ha, alors que ceux qui n’en ont pas ne cultivent, en moyenne, que 25,8 ha. Le même phénomène est observé en Région flamande : 27,7 ha pour ceux qui déclarent avoir un successeur et 9,8 ha pour ceux qui déclarent ne pas en avoir.

I.2 La terre

I.2.1 La superficie agricole utilisée (SAU)

Au 1er mai 2006, la SAU wallonne atteint 756 811 ha, soit 54,8 % de la SAU nationale (1 382 018 ha). Elle représente 44,9 % de la superficie totale de la Région wallonne, qui atteint 1 684 430 ha.

Figure 1.3 : Evolution de la SAU en Région wallonne (1990 à 2006) (x 1 000 ha)

Source : DGSIE (INS) – Recensements agricoles

Zone de Texte: Chiffres repères
SAU en RW
X 1 000 ha
1990	742
2003	759
2004	760
2005	756
2006	757

Au fil du temps, la SAU wallonne n'a cessé de décroître (figure 1.3). Cette diminution est due à plusieurs facteurs dont les principaux sont bien connus : développement de l’économie (création de parcs industriels), amélioration des conditions de vie (construction de maisons individuelles, infrastructures de service public, …) et construction de voies de communication.

A partir de 1992, la diminution a été arrêtée et on observe même une hausse légère de la SAU à un taux moyen de 0,3 % par an. La réforme de la PAC décidée en 1992 et mise en application à partir du 1er juillet 1993, en renforçant le lien entre la production et le sol, a favorisé cette évolution. Depuis 1999, la SAU est cependant plus stable.
Entre 2005 et 2006, la SAU wallonne a été en légère augmentation : cela est dû essentiellement aux surfaces déclarées dans les régions herbagères et en Ardenne. Au niveau provincial, on note une augmentation dans la province de Luxembourg et, dans une moindre mesure, en province de Liège (tableau 1.8).

Tableau 1.8 : Variation de la SAU en Région flamande, en Région wallonne et dans les régions agricoles et les provinces wallonnes, entre 2005 et 2006 et importance relative des régions agricoles et des provinces dans la Région wallonne

 

SAU (ha)

2005

2006

Région wallonne

Région flamande

629 683

625.207

 

Région wallonne

755 545

756.811

100,0

Région sablo-limoneuse

45 446

45.219

6,0

Région limoneuse

269 833

269.921

35,6

Région herbagère liégeoise

55 343

54.857

7,2

Campine hennuyère

1 320

1.329

0,2

Condroz

135 325

134.568

17,8

Haute Ardenne

26 722

27.063

3,6

Région herbagère (Fagne)

14 563

14.909

2,0

Famenne

64 069

63.491

8,4

Ardenne

110 185

112.989

14,9

Région jurassique

32 735

32.466

4,3

Brabant wallon

63 462

63.091

8,4

Hainaut

220 603

220.442

29,1

Liège

159 190

159.898

21,1

Luxembourg

147 460

149.665

19,8

Namur

164 828

163.716

21,6

Source : DGSIE (INS) – Recensements agricoles

En ce qui concerne la répartition de la SAU wallonne entre les provinces et les régions agricoles, on constate que la province du Hainaut est la plus grande province agricole avec 29,1 % de la SAU, tandis que le Brabant wallon est la province la plus petite (8,4 %). La région limoneuse est de loin la plus grande région agricole de la Région wallonne (35,6 %), elle devance le Condroz (17,8 %) et l’Ardenne (14,9 %).

I.2.2 La valeur vénale des terres

En 2005, la DGSIE (INS) a revu complètement la méthode de calcul des statistiques relatives aux mutations immobilières. Il en résulte une rupture de série par rapport aux données précédentes. Nous avons donc repris pour ce rapport le texte relatif à l’année 2004. Prochainement, avec plus de recul, on recherchera une méthode permettant la transition des anciennes séries statistiques vers les nouvelles.

En Région wallonne, en 2004, 3 929 parcelles de terres de culture ont été vendues de gré à gré, portant sur une superficie de 5 758 ha et une somme de 79 441 238 euros. En moyenne, la parcelle vendue a une superficie de 1,47 ha et le prix atteint 13 797 euros/ha (tableau 1.9). Par rapport à 2003, la superficie vendue augmente de 9 % et le prix moyen de vente est en hausse de 7,4 %. En Région flamande, 7 005 parcelles ont été vendues, pour une superficie de 5 540 ha et une somme de 114 948 042 euros. En moyenne, la parcelle est plus petite qu’en Région wallonne, avec 0,79 ha, mais le prix est nettement plus élevé : 20 748 euros/ha. Par rapport à 2003, la superficie vendue a augmenté de 107 ha (+2 %) et le prix moyen de vente a augmenté de 6,2 %.

Les prix des terres de culture varient fortement. Ils sont les moins élevés dans le Luxembourg, où le prix moyen atteint 10 200 euros/ha. A l’opposé, les terres de culture sont particulièrement chères en Brabant wallon (19 800 euros/ha). Le prix des terres de culture est de l’ordre de 16 750 euros/ha en province de Liège, de 13 100 euros/ha en province du Hainaut et de 12 800 euros/ha en province de Namur.
En 2004, les ventes de terres agricoles de gré à gré se répartissent comme suit : 491 ha en Brabant wallon, 1 503 ha en Hainaut, 1 333 ha à Liège, 1 329 ha en Luxembourg et 1 102 ha dans la province de Namur.
En ce qui concerne les prairies, 2 421 parcelles ont été vendues de gré à gré en Région wallonne en 2004, portant sur une superficie de 2 403 ha et un montant de 31 496 011 euros. En moyenne, la superficie vendue est de 0,99 ha, le prix atteignant 13 109 euros/ha. Comme pour les terres de culture, on constate des différences significatives à l’intérieur du territoire wallon.

Les ventes publiques, quant à elles, sont moins importantes que les ventes de gré à gré : elles ont porté en 2004 sur 114 ha pour les terres et sur 93 ha pour les prairies. Comme pour les ventes de gré à gré, on observe des différences de prix importantes selon les régions.

Tableau 1.9 : Prix des terres agricoles vendues de gré à gré dans les provinces et arrondissements de la Région wallonne (en 2004)

 

€ / ha

Région wallonne

13 797

Brabant wallon

19 837

Hainaut

13 100

Ath

12 888

Charleroi

19 686

Mons

13 175

Mouscron

31 672

Soignies

11 381

Thuin

10 615

Tournai

10 540

Liège

16 756

Huy

17 791

Liège

16 904

Verviers

14 818

Waremme

17 106

Luxembourg

10 214

Arlon

47 314

Bastogne

10 386

Marche

7 290

Neufchâteau

7 884

Virton

7 784

Namur

12 804

Dinant

8 587

Namur

15 660

Philippeville

13 888

Source : DGSIE (INS) – Annuaire de statistiques financières

Parmi les facteurs explicatifs des différences, on constate d’une manière générale que le prix des terres arables et des prairies est d’autant plus élevé que la densité de population est importante.


Deux observations importantes :

- la superficie vendue annuellement en Belgique diminue sensiblement au fil du temps : au début des années 90, le nombre d’hectares vendus approchait 30 000; en 2004, il n’atteint plus que 16 103;

- on constate une augmentation importante des prix des terres et des prairies au cours des dernières années (tableau 1.10). Entre 1995 et 2004, les prix ont augmenté en moyenne de 54 % en Région wallonne et de 40 % en Région flamande.

Tableau 1.10 : Evolution des prix de vente des terres agricoles (1995 et 2004) (€/ha – ventes de gré à gré )

 

1995

2004

2004 / 1995 en %

Belgique

12 107

17 235

+42

Région flamande

14 806

20 748

+40

Région wallonne

8 956

13 797

+54

Anvers

17 355

23 356

+35

Brabant flamand

12 448

18 471

+48

Brabant wallon

12 345

19 837

+61

Flandre occidentale

16 045

21 163

+32

Flandre orientale

14 783

21 422

+45

Hainaut

8 354

13 100

+57

Liège

10 964

16 756

+53

Limbourg

13 324

18 372

+38

Luxembourg

5 219

10 214

+96

Namur

8 190

12 804

+56

Source : DGSIE (INS) – Annuaire de statistiques financières

A la lecture des nouveaux éléments disponibles pour 2005 et 2006, on constaterait la poursuite de la hausse des prix des terres agricoles. Ils atteindraient, en 2006 et en moyenne pour la Belgique, environ 25.000 euros/ha. La hausse serait cependant plus sensible en région flamande.

I.2.3 Les modes de faire-valoir des terres

Les deux principaux modes de faire-valoir des terres agricoles sont le faire-valoir direct (l’exploitant est le propriétaire) et le faire-valoir indirect (l’exploitant n’est pas le propriétaire). Les autres modes de faire-valoir (métayage, par exemple) ne concernent qu’une faible part de la SAU.
En Région wallonne, la part de la SAU en faire-valoir direct est relativement faible, notamment par rapport aux régions voisines. Dans les années 80, le pourcentage de la SAU en faire-valoir direct a d’abord eu tendance à augmenter, avant de régresser quelque peu dans les années 90. En 2006, 30,6 % des terres cultivées en Région wallonne appartiennent à l’exploitant (figure 1.4). Le pourcentage était le même en 2005.

Figure 1.4 : Evolution de la part de la SAU cultivée en faire-valoir direct en Région wallonne (1990 à 2006) (%)

Source : DGSIE (INS) – Recensements agricoles

En Région flamande, 33,9 % de la SAU sont en faire-valoir direct.
Le pourcentage de la SAU en faire-valoir direct varie quelque peu selon les régions agricoles et les provinces. Il est le plus faible en région limoneuse (27,6 %) et en Famenne (29,6 %). Le Condroz, assez bien orienté vers les grandes cultures, affiche aussi une valeur peu élevée (30,4 %). A l’opposé, la proportion de faire-valoir direct est plus grande dans le sud et l’est de la Région wallonne : région jurassique (35,3 %), Haute Ardenne (33,6 %) et Ardenne (37 %).

Zone de Texte: Chiffres repères

% faire-valoir direct
Wallonie	30,6
Régions agricoles
limoneuse	27,6
Ardenne	37,0
Provinces
Hainaut	27,0
Luxembourg	35,9

Sur le plan provincial, le taux de faire-valoir direct est le plus faible en Hainaut (27%). Il est le plus élevé dans la province de Luxembourg (35,9 %). Cette province est, en effet, relativement plus rurale et agricole.
Si la proportion des terres en faire-valoir direct varie en fonction des lieux, elle varie plus fortement encore en relation avec la taille des exploitations (figure 1.5). D’une manière générale, le pourcentage de faire-valoir direct est d’autant plus faible que la superficie cultivée s’accroît. Dans les exploitations de moins de 10 ha, les agriculteurs et horticulteurs sont, en moyenne, propriétaires des deux tiers des terres qu’ils cultivent. Au-delà de 80 ha, cette proportion tombe à 28%.

 

Figure 1.5 : Part de la superficie en faire-valoir direct selon la taille de l’exploitation en Région wallonne (en 2006)

Source : DGSIE (INS) – Recensement agricole

 

I.3 Les cheptels

En Région wallonne, le secteur agricole est fortement dominé par les élevages et plus précisément par les élevages bovins. Suite au contingentement de la production laitière, le secteur s’est considérablement restructuré et on a assisté à un important accroissement de la production de viande bovine à partir des vaches allaitantes.

Par ailleurs, les élevages hors-sol, traditionnellement de faible importance, ont connu un développement non négligeable au cours des dernières années.

I.3.1 Cheptel bovin

Zone de Texte: Chiffres repères
Cheptel bovin en RW
(x 1 000 têtes)
1990	1.532
1995	1.555
2000	1.483
2004	1 364
2005	1.348
2006	1.330

Après avoir atteint un maximum de 1 554 525 têtes en 1995, le nombre total de bovins recensés en Région wallonne diminue régulièrement. Alors que la réduction du cheptel laitier consécutive à l’instauration des quotas laitiers était compensée par un accroissement du cheptel destiné à la production de viande, ce n’est plus le cas depuis 1995 et, suite à la seconde crise de la vache folle, on enregistre même, en 2002 et 2003, une diminution du cheptel allaitant. En Région flamande, on observe la même évolution mais elle y est encore plus accentuée qu’en Région wallonne.

De 1990 à 2006, l’ampleur de la diminution du nombre de bovins varie selon la région agricole. Si, pour l’ensemble de la Région wallonne, la réduction s’élève à 13,2 %, elle atteint des valeurs supérieures dans les régions agricoles où la production laitière est relativement importante (tableau 1.11). C’est le cas de la Haute Ardenne (28,2% de diminution) ainsi que de la région herbagère liégeoise
(-23,6 %) et de la région sablo-limoneuse (- 25,4 %). A l’inverse, certaines régions voient l’effectif de leur cheptel bovin se maintenir presque au même niveau que celui qui a été enregistré en 1990. Il s’agit de l’Ardenne, de la région jurassique et, dans une moindre mesure, de la Famenne.

Tableau 1.11 : Nombre de bovins en Belgique, en Région flamande, en Région wallonne, dans les régions agricoles et les provinces wallonnes (1990 à 2006)

 

1990

%

1995

%

2000

%

2006

%

Belgique

3 248 780

100

3 286 181

101,2

3 041 565

93,6

2.663.076

82,0

Région flamande

1 715 772

100

1 731 113

100,9

1 558 075

90,8

1.332.923

77,7

Région wallonne

1 532 494

100

1 554 525

101,4

1 483 060

96,8

1.329.814

86,8

Région sablo-limoneuse

75 735

100

74 090

97,8

65 312

86,2

56.528

74,6

Région limoneuse

423 461

100

433 189

102,3

395 110

93,3

347.148

82,0

Région herbagère (Fagne)

37 026

100

37 984

102,6

36 929

99,7

33.892

91,5

Famenne

141 647

100

146 942

103,7

147 149

103,9

133.592

94,3

Ardenne

314 605

100

330 360

105,0

332 087

105,6

307.581

97,8

Région jurassique

68 717

100

72 222

105,1

74 837

108,9

66.377

96,6

Région herbagère liégeoise

160 067

100

150 998

94,3

138 171

86,3

122.241

76,4

Campine hennuyère

2 815

100

2 534

90,0

2 310

82,1

2.092

74,3

Condroz

229 582

100

235 198

102,4

226 530

98,7

203.751

88,7

Haute Ardenne

78 839

100

71 008

90,1

64 625

82,0

56.612

71,8

Brabant wallon

79 284

100

79 188

99,9

68 625

86,6

58.518

73,8

Hainaut

420 527

100

425 110

101,1

391 319

93,1

344.749

82,0

Liège

352 865

100

338 831

96,0

312 563

88,6

275.217

78,0

Luxembourg

391 463

100

409 258

104,5

414 466

105,9

382.230

97,6

Namur

288 355

100

302 138

104,8

296 087

102,7

269.100

93,3

Source : DGSIE (INS) - Recensements agricoles

 

I.3.2 Cheptel porcin

Zone de Texte: Chiffres repères
Cheptel porcin en RW
(x 1 000 têtes)
1990	305
1996	272
2004	356
2005	366
2006	371

En Région wallonne, l’effectif du cheptel porcin n’a pas cessé de diminuer jusqu’en 1996 (272 187 têtes). Depuis lors, il progresse régulièrement et s’élève à 370 729 têtes en 2006 (tableau 1.12). Par rapport à la Région flamande, la Région wallonne a un effectif porcin très faible : celui-ci représentait seulement 3,8 % du cheptel national en 1996 mais passe tout de même à 5,9 % en 2006, suite aussi au fait que le cheptel porcin s’est sensiblement réduit en Région flamande.

Les régions agricoles qui comptent les plus grands effectifs porcins sont la région limoneuse (46,9 % de l’effectif wallon) et la région herbagère liégeoise (16,7 %). Au niveau des provinces, les effectifs porcins les plus importants se trouvent dans le Hainaut (40,4 % de l’effectif wallon) et dans la province de Liège (29 %).

Tableau 1.12 : Nombre de porcs en Belgique, en Région flamande, en Région wallonne, dans les régions agricoles et les provinces wallonnes (1990 à 2006)


 

1990

%

1995

%

2000

%

2006

%

Belgique

6 700 422

100

7 268 491

108,5

7 368 539

110,0

6.294.904

93,9

Région flamande

6 395 797

100

6 990 977

109,3

7 051 094

110,2

5.924.171

92,6

Région wallonne

304 611

100

277 514

91,1

317 433

104,2

370.729

121,7

Région sablo-limoneuse

29 106

100

24 547

84,3

23 832

81,9

22.550

77,5

Région limoneuse

160 240

100

154 294

96,3

164 768

102,8

173.956

108,6

Région herbagère (Fagne)

2 248

100

874

38,9

4 042

179,8

3.631

161,5

Famenne

4 553

100

6 465

142,0

14 105

309,8

24.302

533,8

Ardenne

12 347

100

9 007

72,9

9 347

75,7

18.281

148,1

Région jurassique

2 015

100

1 376

68,3

1 136

56,4

2.332

115,7

Région herbagère liégeoise

69 209

100

60 732

87,8

64 968

93,9

61.948

89,5

Campine hennuyère

180

100

37

20,6

32

17,8

7

3,9

Condroz

19 074

100

16 260

85,2

29 012

152,1

58.003

304,1

Haute Ardenne

5 639

100

3 922

69,6

6 191

109,8

5.719

101,4

Brabant wallon

32 537

100

26 226

80,6

28 329

87,1

28.769

88,4

Hainaut

114 250

100

115 770

101,3

133 120

116,5

149.596

130,9

Liège

118 006

100

99 349

84,2

108 172

91,7

107.354

91,0

Luxembourg

14 027

100

13 005

92,7

17 197

122,6

31.047

221,3

Namur

25 791

100

23 164

89,8

30 615

118,7

53.963

209,2

Source : DGSIE (INS) - Recensements agricoles

 

I.3.3 Cheptel avicole

Depuis 1990, la production avicole a connu un développement important en Région wallonne (+304 %) alors qu’en Région flamande, après une progression de 41 % entre 1990 et 2000, elle enregistre une diminution sensible et ne présente plus qu’une hausse de 18 % en 2006 (tableau 1.13). Si, en 1990, le cheptel avicole wallon représentait un peu plus de 4 % du cheptel national, en 2006, il en constitue 14,4 %.

Zone de Texte: Chiffres repères
Total volailles en RW 
(x 1 000 unités)
1990	1 168
2003	4 500
2004	4 866
2005	5 183
2006	4.721

Parmi le cheptel avicole recensé en Région wallonne, c’est la production de poulets de chair qui a augmenté le plus fortement : de 1990 à 2006, le nombre de têtes a été multiplié par cinq.

Les régions agricoles qui comptent le plus grand nombre de volailles sont la région limoneuse (37,2 % de l’effectif wallon) et le Condroz (23,3 %). Au niveau des provinces, les effectifs les plus importants se trouvent dans le Hainaut (29,8 % de l’effectif wallon) et dans la province de Liège (26 %).

 

 

Tableau 1.13 : Nombre de volailles en Belgique, en Région flamande, en Région wallonne, dans les régions agricoles et les provinces wallonnes (1990 à 2006)


 

1990

%

1995

%

2000

%

2006

%

Belgique

27 166 776

100

33 467 657

123,2

40 636 926

149,6

32.866.650

121,0

Région flamande

25 998 165

100

31 860 249

122,5

36 663 318

141,0

28.144.820

108,3

Région wallonne

1 168 084

100

1 607 346

137,6

3 973 281

340,2

4.721.050

404,2

Région sablo-limoneuse

152 997

100

178 055

116,4

353 112

230,8

333.020

217,7

Région limoneuse

555 690

100

693 647

124,8

1 549 472

278,8

1.755.817

316,0

Région herbagère (Fagne)

5 688

100

34 091

599,3

89 687

1576,8

80.228

1410,5

Famenne

25 214

100

65 682

260,5

236 359

937,4

619.659

2457,6

Ardenne

100 547

100

166 314

165,4

442 600

440,2

619.659

616,3

Région jurassique

22 740

100

18 463

81,2

14 708

64,7

32.590

143,3

Région herbagère liégeoise

127 576

100

145 274

113,9

350 090

274,4

383.296

300,4

Campine hennuyère

673

100

315

46,8

284

42,2

120

17,8

Condroz

138 246

100

271 024

196,0

878 044

635,1

1.101.352

796,7

Haute Ardenne

38 713

100

34 481

89,1

58 925

152,2

42.173

108,9

Brabant wallon

127 723

100

189 012

148,0

445 197

348,6

468.760

367,0

Hainaut

567 085

100

679 252

119,8

1 437 505

253,5

1.404.758

247,7

Liège

218 760

100

257 411

117,7

953 253

435,8

1.227.468

561,1

Luxembourg

124 364

100

226 646

182,2

500 121

402,1

707.720

569,1

Namur

130 152

100

255 025

195,9

637 205

489,6

912.344

701,0

Source : DGSIE (INS) - Recensements agricoles

 

I.3.4 Autres cheptels

En 2006, la Région wallonne détient respectivement 36,8 %, 40,7 % et 36,7 % du nombre total des ovins, des caprins et des équidés recensés dans les exploitations agricoles belges (tableau 1.14).

Les régions agricoles qui détiennent le plus grand nombre d’animaux appartenant à ces autres cheptels sont la région limoneuse, le Condroz (ovins et équidés) et les régions herbagères (caprins).

Tableau 1.14 : Nombre d’ovins, de caprins et d’équidés en Belgique, en Région flamande, en Région wallonne, dans les régions agricoles et les provinces wallonnes (1er mai 2006)



 

Ovins

Caprins

Equidés

Belgique

153.976

27.985

34.799

Région flamande

97.359

16.566

21.946

Région wallonne

56.607

11.399

12.780

Région sablo-limoneuse

2.600

353

1.614

Région limoneuse

13.771

2.543

3.485

Région herbagère (Fagne)

814

2.785

130

Famenne

6.003

1.279

1.324

Ardenne

10.093

777

1.719

Région jurassique

6.094

71

470

Région herbagère liégeoise

7.174

1.483

1.297

Campine hennuyère

186

-

79

Condroz

9.097

1.026

2.187

Haute Ardenne

775

1.082

475

Brabant wallon

2.956

333

1.514

Hainaut

11.135

2.751

3.506

Liège

15.141

2.929

2.950

Luxembourg

15.464

858

2.289

Namur

11.911

4.528

2.521

Source : DGSIE (INS) - Recensement agricole

 

I.4 Le matériel agricole

Zone de Texte: Chiffres repères
Matériel agricole wallon en 2005
(x 1 000 unités)
Tracteurs	36,2
Moissonneuses-batteuses	3,1
Récolt. bett.	0,6
Récolt. p-d-t	0,9
Ram.-presses	5,5
Récolt. maïs	0,3
Ensileuses	0,5

Depuis 2000, le matériel agricole n’est plus recensé tous les ans ; il ne l’a pas été en 2004 ni en 2006 mais l’a été en 2005. De ce fait, on reprend ici les données relatives à l’année 2005.

I.4.1 Les tracteurs

Le nombre de tracteurs recensés en Région wallonne était de 46 446 en 1990. Avant cette date, il avait montré une légère tendance à la baisse. Après cette date, il présente une tendance franchement orientée à la diminution. Le nombre de tracteurs a, en effet, régressé sensiblement en 1992 et 1993, années de la réforme de la PAC, pour atteindre 40 409 unités. Malgré des reprises en 1994 et 1997, la tendance générale reste à la baisse. En 2005, le nombre de tracteurs s’élève à 36 246 unités, soit environ 1 139 unités de moins qu’en 2003 et 10 200 unités de moins qu’en 1990 (figure 1.6).

Figure 1.6 : Evolution du nombre de tracteurs en Région wallonne (1990 à 2005)
(pas de données pour 2001, 2002 et 2004)

Source : DGSIE (INS) - Recensements agricoles

En 2005, on recense 95 010 tracteurs en Belgique, dont 38,1 % en Région wallonne (tableau 1.15). La superficie moyenne par tracteur est de 14,6 ha en Belgique. Elle est de 10,7 ha en Région flamande et atteint 20,8 ha en Région wallonne. La diminution du nombre de tracteurs est cependant beaucoup moins importante que celle des exploitations. L’évolution du nombre de tracteurs agricoles est liée à l’évolution du nombre d’exploitations et à l’évolution de leur puissance.

Parmi les régions agricoles, c’est en région limoneuse, en Ardenne et dans le Condroz que l’on recense le plus de tracteurs : 13 827, 5 337 et 4 774, soit respectivement
38,1, 14,7 et 13,2 % du total wallon. Sur le plan provincial, c’est en Hainaut que l’on en recense le plus : 12 104, soit 33,4 % du total wallon. La province de Liège détient 23,6 % des tracteurs recensés en Région wallonne, pour 18,7 % dans le Luxembourg, 16,6% dans la province de Namur et 7,7 % dans le Brabant wallon.

Le rapport SAU/nombre de tracteurs varie d’une région à l’autre. Il est le plus élevé en Condroz (28,3 ha) et en Famenne (25,7 ha). A l’opposé, il n’atteint que 13,0 ha en Haute Ardenne et 16,6 ha en région herbagère liégeoise. La SAU moyenne par tracteur est de 18,2 ha dans le Hainaut et de 18,6 ha en province de Liège. Elle atteint cependant 27,3 ha dans la province de Namur.

En Région wallonne, 52,7 % des tracteurs agricoles ont une puissance supérieure à 60 KW ; cette proportion atteint 63,4 % en région limoneuse, 62,6 % en Condroz et 62,5 % en région sablo-limoneuse. Sur le plan provincial, c’est dans le Brabant wallon que l’on trouve le pourcentage le plus élevé (67,8 %) de tracteurs de forte puissance.

En Région wallonne, on compte en moyenne 2,1 tracteurs par exploitation (1,7 en Région flamande). Cette moyenne est dépassée en région limoneuse (2,3), en Haute Ardenne (2,2), en région sablo-limoneuse (2,1) et en région jurassique (2,1).
Au niveau des provinces, le nombre moyen de tracteur varie entre 1,9 dans les provinces de Liège et de Namur et 2,3 dans le Hainaut.

Tableau 1.15 : Nombre de tracteurs, superficie moyenne par tracteur, nombre de tracteurs par exploitation et pourcentage de tracteurs de plus de 60KW en Belgique, en Région flamande, en Région wallonne et dans les régions agricoles et provinces wallonnes (1er mai 2005)

 

Nombre de tracteurs

Superficie (ha) /tracteur

% de plus de 60 KW

Tracteur / exploitation

Belgique

95.010

14,6

46,4

1,8

Région flamande

58.742

10,7

42,5

1,7

Région wallonne

36.246

20,8

52,7

2,1

Région sablo-limoneuse

2 277

20,0

62,5

2,1

Région limoneuse

13 827

19,5

63,4

2,3

Région herbagère (Fagne)

726

20,1

41,9

2,0

Famenne

2.495

25,7

45,1

2,0

Ardenne

5.337

20,6

36,4

2,1

Région jurassique

1.339

24,4

42,4

2,1

Région herbagère liégeoise

3 335

16,6

37,8

1,8

Campine hennuyère

77

17,1

53,2

1,8

Condroz

4.774

28,3

62,6

1,9

Haute Ardenne

2.059

13,0

33,3

2,2

Brabant wallon

2.807

22,6

67,8

2,1

Hainaut

12.104

18,2

60,1

2,3

Liège

8.540

18,6

45,3

1,9

Luxembourg

6.761

21,8

39,0

2,1

Namur

6.034

27,3

56,8

1,9

Source : DGSIE (INS) – Recensement agricole

 

I.4.1.1 Autre matériel

En Région wallonne, le nombre de moissonneuses-batteuses était de l’ordre de 5 000 unités en 1980. Il a régressé par la suite, d’abord légèrement puis sensiblement dans les années 90 pour atteindre 3 053 unités en 2005, ce qui représente 60,6 % des moissonneuses recensées en Belgique (tableau 1.16).

La région limoneuse (partie wallonne) compte à elle seule 1 662 moissonneuses-batteuses, soit 54,4 % du total recensé en Région wallonne. Le Condroz totalise 585 (19,2 % du total wallon) et l’Ardenne 224 (7,3 %). Le nombre de moissonneuses-batteuses est évidemment directement lié à la superficie consacrée aux céréales dans la région considérée.

Au niveau provincial, on constate que le nombre de moissonneuses-batteuses est de loin le plus important dans le Hainaut : 1 253 unités ou 41,0 % du total wallon. La province de Liège en détient 14,4 %, la province de Namur 21,4 % et les provinces de Luxembourg et du Brabant wallon respectivement 11,2 et 11,9 %.

Tableau 1.16 : Matériel agricole recensé en Belgique, en Région flamande, en Région wallonne et dans les régions agricoles et les provinces wallonnes (1er mai 2005)

 

Moisson-neuses-batteuses

Moto-culteurs

Récol-teuses de betteraves

Récol-teuses de p-d-t

Ramas-seuses-presses

Récol-teuses de maïs

Ensileuses

Belgique

5.040

3.886

1.055

2.482

8.220

1.044

1.067

 

 

 

 

 

 

 

 

Région flamande

1.986

2.921

417

1.609

2.742

723

523

Région wallonne

3.053

951

637

872

5.477

321

544

 

 

 

 

 

 

 

 

Région sablo-limoneuse

235

69

40

80

278

12

42

Région limoneuse

1 662

294

433

557

1 601

100

189

Région herbagère (Fagne)

28

5

2

6

155

8

26

Famenne

135

57

13

17

435

27

56

Ardenne

224

190

9

74

1.168

86

63

Région jurassique

111

41

7

39

345

21

39

Région herb. liégeoise

45

55

21

13

405

38

56

Campine hennuyère

9

2

2

5

12

-

-

Condroz

585

121

108

71

786

26

69

Haute Ardenne

19

117

2

10

292

3

4

 

 

 

 

 

 

 

 

Brabant wallon

362

75

92

47

296

13

30

Hainaut

1.253

258

257

576

1.604

98

238

Liège

441

228

165

71

1.090

54

81

Luxembourg

343

187

19

117

1.513

115

102

Namur

654

203

104

61

974

41

93

Source : DGSIE (INS) – Recensement agricole

Le recensement au 1er mai 2005 dénombre 951 motoculteurs en Région wallonne, soit un quart du total national. Ils se trouvent surtout dans les provinces du Hainaut et de Liège.

Le nombre de récolteuses de betteraves est de 637, soit 60,4 % du total national. La région limoneuse, à elle seule, compte près de 70 % des récolteuses de betteraves recensées en Région wallonne. Le Condroz compte 17 % du total wallon. Au niveau provincial, c’est le Hainaut qui compte le plus de récolteuses de betteraves, avec 40,3 % du total wallon.

Le nombre de récolteuses de pommes de terre en Région wallonne est de 872, soit 35,1 % du total national. Les récolteuses de pommes de terre se trouvent avant tout dans la région limoneuse (557). Sur le plan provincial, c’est le Hainaut qui arrive largement en tête, avec 66 % des récolteuses de pommes de terre recensées en Région wallonne.

Les récolteuses de maïs sont au nombre de 321 en Région wallonne, soit 30,7 % du total national. Dans ce total, la région limoneuse en détient le plus : 100 (31 %).

On a recensé 5 477 ramasseuses-presses (paille et fourrages), soit 66,6 % du total national. Si on en trouve un grand nombre en région limoneuse (1 601), on en recense également un nombre important en Ardenne (1 168) ; il y en a aussi 786 dans le Condroz, 405 en région herbagère et 292 en Haute Ardenne. Sur le plan provincial, c’est la province du Hainaut qui en compte le plus : 1 604.

Enfin, on a dénombré 544 ensileuses (51,0 % du total belge). La région limoneuse et le Hainaut en comptent le plus.



chapitre II. Les unites de production

II.1 Nombre d’exploitations

En mai 2006, le nombre d’exploitations agricoles et horticoles recensées en Région wallonne atteint 16 557 unités, ce qui représente 33,2 % des exploitations belges. Le nombre d’exploitations wallonnes décroît de manière continue, il était de 29 178 en 1990. La même évolution est observée en Région flamande, où le nombre d’exploitations a chuté de 57 934 en 1990 à 33 272 en 2006 (figure 2.1).

Figure 2.1 : Evolution du nombre d’exploitations en Région wallonne et en Région flamande (1990 à 2006)

Source : DGSIE (INS) - Recensements agricoles

Zone de Texte: Chiffres repères
Nombre d’exploitations en RW
(x 1 000 unités)
1990	29,2
2004	17,7
2005	17,1
2006	16,6

En Région wallonne, depuis 1990, la diminution annuelle du nombre d’exploitations a le plus souvent avoisiné 800 unités mais a parfois dépassé 1 000 unités. Entre 2004 et 2005, le nombre d’exploitations s’est réduit de 603 unités ; entre 2005 et 2006, il a diminué de 552 unités.

Si, en valeur relative, aucune différence n’est observée entre la Région flamande et la Région wallonne dans leur ensemble (-43 % entre 1990 et 2006), l’ampleur du phénomène de régression du nombre d’exploitations varie quelque peu selon la région agricole (tableau 2.1).

Une diminution particulièrement importante du nombre d’exploitations a été observée en Haute Ardenne, région plus particulièrement orientée vers la production laitière (-58 % entre 1990 et 2006). Par contre, la réduction a été relativement moins importante en Condroz et en région sablo-limoneuse (-39 % et -38 %).

Dans les provinces wallonnes, on constate également quelques divergences dans le rythme de réduction du nombre d’exploitations. La diminution a été plus forte dans les provinces de Liège et de Luxembourg (-47 %) que dans la province du Brabant wallon   (-37 %).

Tableau 2.1 : Evolution du nombre d’exploitations en Belgique, en Région flamande, en Région wallonne, dans les régions agricoles et les provinces wallonnes (1990 à 2006)

 

1990

%

1995

%

2000

%

2006

%

Belgique

87 180

100

72 865

84

61 926

71

49.850

57

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Région flamande

57 934

100

48 104

83

41 047

71

33.272

57

Région wallonne

29 178

100

24 719

85

20 843

71

16.557

57

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Région sablo-limoneuse

1 685

100

1 448

86

1 269

75

1.048

62

Région limoneuse

9 462

100

8 096

86

6 966

74

5.768

61

Région herbagère (Fagne)

648

100

568

88

468

72

345

53

Famenne

2 119

100

1 848

87

1 554

73

1.190

56

Ardenne

4 592

100

3 907

85

3 179

69

2.487

54

Région jurassique

1 129

100

986

87

805

71

614

54

Région herbagère liégeoise

3 412

100

2 791

82

2 313

68

1.765

52

Campine hennuyère

60

100

56

93

45

75

42

70

Condroz

3 882

100

3 311

85

2 880

74

2.378

61

Haute Ardenne

2 189

100

1 708

78

1 364

62

920

42

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brabant wallon

2 011

100

1 744

87

1 532

76

1.264

63

Hainaut

8 521

100

7 209

85

6 167

72

5.018

59

Liège

7 936

100

6 521

82

5 466

69

4.225

53

Luxembourg

5 733

100

4 917

86

3 981

69

3.079

54

Namur

4 977

100

4 328

87

3 697

74

2.971

60

Source : DGSIE (INS) - Recensements agricoles

 

II.2 Superficie agricole utilisée moyenne par exploitation

En Région wallonne, la superficie moyenne par exploitation était de 25,8 ha en 1990. En augmentation continue, elle atteint 45,7 ha en 2006, soit par rapport à 1990, un accroissement de 19,9 ha ou de 77 % (figure 2.2).

Zone de Texte: Chiffres repères
Superficie moyenne des exploitations en RW
(ha)
1990	25,8
2004	42,9
2005	44,2
2006	45,7

 

 

 

 

 

 

 

 

Figure 2.2 : Evolution de la superficie moyenne par exploitation en Région wallonne (1990 à 2006)

Source : DGSIE (INS) - Recensements agricoles

La superficie moyenne par exploitation varie sensiblement d’une région à l’autre en fonction des conditions pédo-climatiques et des spéculations pratiquées. En Région wallonne, la superficie moyenne représente, en 2006, plus de deux fois celle qui est observée en Région flamande : 45,7 ha contre seulement 18,8 ha (tableau 2.2).

Cette différence est due à une densité d’exploitations nettement plus élevée dans le nord du pays, où l’on rencontre de nombreuses entreprises horticoles ainsi que des élevages hors sol (porcs et volailles).

De fortes différences sont enregistrées entre les régions agricoles. C’est dans le Condroz que la superficie moyenne est la plus élevée, près de 57 ha. Elle est également relativement importante en région jurassique et en Famenne (environ 53 ha). Vient ensuite la région limoneuse où la superficie moyenne est de 46,8 ha. A l’opposé, on observe les superficies moyennes les plus faibles en Haute Ardenne et en région herbagère liégeoise. D’une manière générale, la superficie moyenne est donc plus grande dans les régions où l’on pratique les grandes cultures et l’élevage bovin et plus faible dans celles orientées vers la production laitière.

Au niveau provincial, on constate aussi des écarts importants. La superficie moyenne atteint un peu moins de 38 ha dans la province de Liège, mais dépasse les 55 ha dans la province de Namur.

Tableau 2.2 : Evolution de la superficie moyenne par exploitation en Belgique, en Région flamande, en Région wallonne, dans les régions agricoles et les provinces wallonnes (1990 à 2006)

 

1990

%

1995

%

2000

%

2006

%

Belgique

15,57

100

18,78

121

22,51

145

27,73

178

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Région flamande

10,42

100

12,87

124

15,52

149

18,79

180

Région wallonne

25,80

100

30,29

117

36,31

141

45,71

177

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Région sablo-limoneuse

26,64

100

32,49

122

37,56

141

43,14

162

Région limoneuse

28,70

100

33,54

117

39,05

136

46,80

163

Région herbagère (Fagne)

23,25

100

26,95

116

32,62

140

43,21

186

Famenne

29,60

100

33,48

113

40,65

137

53,35

180

Ardenne

22,92

100

27,03

118

34,24

149

45,43

198

Région jurassique

27,19

100

31,15

115

40,77

150

52,88

194

Région herbagère liégeoise

16,96

100

19,62

116

23,88

141

31,08

183

Campine hennuyère

22,70

100

22,12

97

28,02

123

31,63

139

Condroz

34,66

100

40,46

117

46,69

135

56,59

163

Haute Ardenne

13,17

100

15,58

118

19,07

145

29,42

223

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brabant wallon

32,12

100

38,00

118

43,64

136

49,91

155

Hainaut

25,98

100

30,77

118

36,04

139

43,93

169

Liège

20,59

100

24,26

118

29,00

141

37,85

184

Luxembourg

24,38

100

28,44

117

36,54

150

48,61

199

Namur

32,88

100

37,58

114

44,27

135

55,10

168

Source : DGSIE (INS) – Recensements agricoles

Au fil du temps, la superficie moyenne progresse significativement dans toutes les régions (tableau 2.2).

Au cours de la période de 1990 à 2006, les hausses les plus importantes sont observées dans la partie sud de la Région wallonne : + 123 % en Haute Ardenne, + 98 % en Ardenne et + 94 % en région jurassique. Par contre, l’augmentation de la superficie moyenne est plus faible dans les régions orientées vers les grandes cultures : + 63 % en Condroz et en région limoneuse, + 62% en région sablo-limoneuse.

Au niveau des provinces, les hausses de superficie résultent des observations enregistrées dans les régions agricoles : la plus forte est observée dans la province de Luxembourg et la plus faible dans la province du Brabant wallon.

 

II.3 Répartition des exploitations selon l’orientation technico-économique

La classification des exploitations selon l’orientation technico-économique (OTE) est basée sur la notion de marge brute standard, l’OTE étant déterminée par la contribution relative des différentes spéculations de l’exploitation à la marge brute standard totale de celle-ci. La marge brute standard (MBS) d’une spéculation correspond à une situation moyenne et s’obtient en déduisant de la valeur de la production brute (y compris les subsides) les principaux coûts spécifiques (semences, engrais, aliments, etc…) qui s’y rapportent ; elle s’exprime par ha pour les productions végétales et par tête pour les animaux et porte sur une période de production de 12 mois.

En multipliant les superficies des spéculations végétales et les têtes de bétail par les MBS correspondantes, et en additionnant les résultats de ces produits, on obtient la MBS totale d’une exploitation. Les MBS, valeurs représentant la situation moyenne de la Région wallonne, se réfèrent à une période de cinq années et font l’objet d’une actualisation tous les deux ans. C’est ainsi que les MBS centrées sur l’année 2002 (période 2000 à 2004) servent à classifier les exploitations recensées en 2005 et 2006.

L’objectif de cette classification est de constituer des groupes homogènes d’exploitations, en vue de permettre l’analyse de la situation des exploitations à partir de critères économiques, de comparer entre elles les exploitations de même orientation ainsi que de permettre un suivi des différents secteurs de production en agriculture.

En 2006, la répartition des exploitations de la Région wallonne selon l’orientation technico-économique montre que 82,2 % d’entre elles sont spécialisées (tableau 2.3). La spécialisation concerne principalement la production de viande bovine (24,4 % des exploitations), les cultures agricoles (19,5 % des exploitations), la production de lait (13,8 % des exploitations) et la production bovine mixte « lait et viande » (12 % des exploitations).

Quant aux exploitations mixtes (présentant deux orientations ou plus), elles combinent principalement les cultures et les bovins (14,1 %).

Tableau 2.3 : Répartition du total des exploitations de la Région wallonne selon l’orientation technico-économique (1er mai 2006)

OTE

Dénomination

Nombre

%

 

Exploitations spécialisées en :

 

 

1

cultures agricoles

3 236

19,5

2

cultures horticoles

239

1,4

3

cultures permanentes

180

1,1

41

production de lait

2 290

13,8

42

production de viande bovine

4 039

24,4

43

production bovine mixte

1 980

12,0

44

production d’autres herbivores

1 429

8,6

5

production de granivores

225

1,4

 

Exploitations mixtes de :

 

 

6

polyculture

191

1,2

7

polyélevage

256

1,5

81

cultures et bovins

2 332

14,1

82

cultures et porcs

141

0,9

9

Exploitations non classées

19

0,1

 

Total

16 557

100,0

Source : DGSIE (INS) - Recensement agricole


Tableau 2.4 : Répartition des exploitations de la Région wallonne selon les principales orientations technico-économiques et les régions agricoles (1er mai 2006)

 

1

41

42

43

44

81

Cultures agricoles

Production de lait

Production de viande bovine

Production bovine mixte

Production d’autres herbivores

Cultures et bovins

Région sablo-limoneuse

377

63

91

108

85

214

Région limoneuse

2124

244

478

594

282

1506

Région herbagère (Fagne)

9

49

105

116

37

16

Famenne

67

142

464

241

145

70

Ardenne

35

219

1487

366

248

50

Région jurassique

27

70

311

80

63

38

Région herbagère liégeoise

42

787

401

98

228

23

Condroz

546

207

458

323

224

410

Haute Ardenne

1

505

241

44

108

2

Source : DGSIE (INS) - Recensement agricole

Si on analyse le tableau 2.4 ci-dessus selon les différentes orientations, on constate principalement que :

- l’orientation spécialisée cultures agricoles est surtout représentée en région limoneuse, en Condroz et en région sablo-limoneuse.

- les exploitations spécialisées dans la production laitière se trouvent principalement en région herbagère et en Haute Ardenne. On en recense cependant un bon nombre en région limoneuse, en Condroz et en Ardenne.

- l’orientation spécialisée en production de viande bovine est de loin la plus représentée en Ardenne.

- les exploitations spécialisées en production bovine mixte se trouvent principalement en région limoneuse, en Ardenne, en Condroz et en Famenne.

- les exploitations mixtes « cultures et bovins » se rencontrent principalement en région limoneuse et en Condroz.

- les exploitations spécialisées dans la production d’autres herbivores sont présentes pratiquement partout mais en nombre généralement limité.

Si on examine le tableau sous l’angle des régions agricoles, on constate notamment que :

- bien que les exploitations des régions limoneuse, sablo-limoneuse et du Condroz soient principalement orientées vers les cultures agricoles, les autres orientations y sont aussi relativement bien représentées.

- les exploitations de Famenne, d’Ardenne et de la région jurassique sont orientées principalement vers la production de viande bovine. Dans les deux premières, on trouve cependant un pourcentage relativement important d’exploitations spécialisées en production bovine mixte.

- si la région herbagère et la Haute Ardenne sont spécialisées en production laitière, un nombre important d’exploitations (respectivement 25 et 27 %) sont orientées vers la production de viande bovine.

II.4 Répartition des exploitations selon la superficie cultivée

Un peu plus de 23 % des exploitations recensées cultivent moins de 10 ha. Elles occupent 2,05 % de la superficie ; on y trouve beaucoup d’exploitations occasionnelles ainsi que des exploitations orientées vers les productions hors sol (206 exploitations ne déclarent pas de superficie).

Du côté des plus grandes, on constate que 6 002 exploitations (36,3 % du total) déclarent plus de 50 ha et occupent 72,4 % de la superficie. Parmi ces exploitations, 1 617 ont plus de 100 ha et occupent 31,7 % de la superficie agricole. Un peu plus de 1 % des exploitations (179) cultivent  plus de 200 ha en occupant 7,1 % de la superficie. Ces exploitations se trouvent principalement en région limoneuse et en Condroz. Une majorité d’entre elles sont orientées « grandes cultures ».

Tableau 2.5 : Répartition du total des exploitations de la Région wallonne selon la classe de superficie (1er mai 2006)

 

Exploitations

Superficie

 

Nombre

%

Nombre cumulé

% cumulé

Superficie (ha)

%

Superficie cumulée (ha)

% cumulé

total

16 557

100,00

 

 

756 811

100,00

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

0 – 10 ha

3 822

23,08

3 822

23,08

15 491

2,05

15 491

2,05

10 – 20 ha

1 960

11,84

5 782

34,92

28 722

3,80

44 213

5,85

20 – 30 ha

1 646

9,94

7 428

44,86

40 980

5,41

85 193

11,26

30 – 50 ha

3 127

18,89

10 555

63,75

123 755

16,35

208 948

27,61

50 – 100 ha

4 385

26,48

14 940

90,23

308 161

40,72

517 109

68,33

100 – 200 ha

1 438

8,69

16 378

98,92

186 016

24,58

703 125

92,91

> 200 ha

179

1,08

16 557

100,00

53 686

7,09

756 811

100,00

Source : DGSIE (INS) – Recensement agricole

 

II.5 Répartition des exploitations selon le statut juridique et selon le volume de la main-d’œuvre

Au 1er mai 2006, 1 153 exploitants (7 % du total) sont des personnes morales : 1 073 sont des sociétés et 80 des institutions publiques ou semi-publiques.

L’apparition des personnes morales n’est pas nouvelle : on en dénombrait 261 (0,8 % du total) en 1984 et 676 (2,6 % du total) en 1994.

Au cours des dernières années, c’est surtout l’importance relative qu’elles représentent qui prend de l’ampleur. Ces exploitations « personnes morales » utilisent environ 10 % de la SAU.

Plus de 44% d’entre elles sont spécialisées en grandes cultures et 24% en production bovine, surtout en viande.

Parmi les 15 404 exploitations dont l’exploitant est une personne physique, 1 520 sont des groupements (mari – épouse, père – fils, etc…).

Au 1er mai également, la DGSIE (INS) a recensé 11 821 exploitations (71,4 %) dites à temps plein (occupant au moins une unité de travail) et 4 736 exploitations (28,6 %) dites à temps partiel (occupant moins d’une unité de travail).

La superficie moyenne des exploitations à temps plein est de 57,7 ha et celle des exploitations à temps partiel est de 15,7 ha.

La majorité de ces exploitations à temps partiel sont de petites exploitations : 77 % d’entre elles ont moins de 20 ha. On y trouve cependant aussi des exploitations de taille plus importante, notamment 290 exploitations de plus de 50 ha. Ce sont probablement là des exploitations en société, ou dont l’exploitant exerce une activité principale ailleurs.

Ce groupe des exploitations à temps partiel utilise 9,8 % de la SAU et 8,6 % de la main-d’œuvre totale. On y trouve aussi 1/3 (369) du total des personnes morales et 55 % (1 645) du total des exploitants de plus de 65 ans.

II.6 Nombre d’exploitations détentrices de bovins et de porcs

II.6.1 Zone de Texte: Chiffres repères
Détenteurs de bovins en RW
(x 1 000 unités)
1990	23,0
2004	13,1
2005	12,6
2006	12,1

Nombre de détenteurs de bovins

En mai 2006, on a dénombré en Région wallonne 12 100 détenteurs de bovins, ce qui signifie que la production bovine est présente dans 73 % des exploitations wallonnes. C’est moins qu’en 1990, année où elle concernait 78,7 % des exploitations.

En Région wallonne, le nombre de détenteurs de bovins diminue régulièrement. De 1990 à 2006, il s’est réduit de 47 % (figure 2.3).

 

Figure 2.3 : Evolution du nombre de détenteurs de bovins en Région wallonne et en Région flamande (1990 à 2006)

Source : DGSIE (INS) - Recensements agricoles

En Région flamande, l’évolution est comparable à celle qui est observée en Région wallonne. Toutefois, le nombre de détenteurs de bovins y est plus élevé : 17 509 en 2006, mais il ne représente que 52,6 % des exploitants agricoles flamands. En 1990, les valeurs étaient respectivement de 35 233 détenteurs et 60,8 %.

Le nombre de détenteurs de bovins varie sensiblement d’une région agricole à l’autre (tableau 2.6). C’est en région limoneuse que le nombre de détenteurs de bovins est le plus important : en 2006, on en compte 3 603. Parmi les autres régions, on trouve le plus de détenteurs de bovins en Ardenne (2 215), en Condroz (1 602) et dans la région herbagère liégeoise (1 396).

Sur le plan provincial, la répartition du nombre de détenteurs de bovins est la suivante : 29,2 % dans le Hainaut, 25,6 % dans la province de Liège, 22,3 % dans la province de Luxembourg, 17,9 % dans la province de Namur et 5 % en Brabant wallon.

Tableau 2.6 : Cheptel bovin, nombre de détenteurs et cheptel bovin moyen en Belgique, en Région flamande, en Région wallonne, dans les régions agricoles et les provinces wallonnes (1er mai 2006)

 

Cheptel

(têtes)

Nombre de détenteurs

Cheptel moyen

(têtes/détenteur)

Belgique

2 663 076

29 616

89,9

 

 

 

 

Région flamande

1 332 923

17 509

76,1

Région wallonne

1 329 814

12 100

109,9

 

 

 

 

Région sablo-limoneuse

56 528

596

94,8

Région limoneuse

347 148

3 603

96,3

Région herbagère (Fagne)

33 892

307

110,4

Famenne

133 592

995

134,3

Ardenne

307 581

2 215

138,9

Région jurassique

66 377

522

127,2

Région herbagère liégeoise

122 241

1 396

87,6

Campine hennuyère

2 092

23

91,0

Condroz

203 751

1 602

127,2

Haute Ardenne

56 612

834

67,9

 

 

 

 

Brabant wallon

58 518

610

95,9

Hainaut

344 749

3 529

97,7

Liège

275 217

3 091

89,0

Luxembourg

382 230

2 703

141,4

Namur

269 100

2 167

124,2

Source : DGSIE (INS) – Recensement agricole

 

Zone de Texte: Chiffres repères
Cheptel bovin moyen en RW
(têtes)
1990	66
2004	104
2005	107
2006	110

Le cheptel bovin moyen par exploitation détentrice a toujours suivi une tendance à la hausse mais, après une diminution sensible du nombre de bovins en 2001, il est resté stationnaire entre 2001 et 2003 (figure 2.4). Il a légèrement augmenté en 2004 et en 2005. Il est actuellement de 110 têtes de bétail en moyenne par exploitation détentrice (66 têtes en 1990). Le même phénomène a été observé en Région flamande : 76 têtes en 2006 contre 49 en 1990.

 

 

 

Figure 2.4 : Evolution du cheptel bovin moyen en Région wallonne et en Région flamande
(1990 à 2006)

Source : DGSIE (INS) - Recensements agricoles

C’est en Ardenne et en Famenne que le cheptel bovin moyen est le plus important, respectivement 139 têtes et 134 têtes. La dimension moyenne du cheptel bovin est par contre plus faible dans les régions agricoles orientées vers la production de lait, soit 68 têtes en Haute Ardenne et 88 têtes en région herbagère liégeoise.

On observe également des différences assez nettes selon les provinces. Le cheptel bovin moyen varie de 89 têtes dans la province de Liège à 141 têtes dans la province de Luxembourg.

Suite à la réforme de la PAC en 1992, on a vu se poursuivre la restructuration du cheptel bovin vers la production de viande bovine. Ce phénomène avait commencé avec l’instauration des quotas laitiers en 1984, laquelle avait provoqué une augmentation rapide des rendements laitiers entraînant une forte diminution du nombre de vaches laitières et du nombre de producteurs laitiers (figure 2.5).

Figure 2.5 : Evolution du nombre de détenteurs de vaches laitières et de vaches allaitantes en Région wallonne (1990 à 2006)

Source : DGSIE (INS) - Recensements agricoles

Si, en 1990, 57 % des détenteurs de bovins wallons déclaraient posséder des vaches laitières, cette proportion tombe à 49 % en mai 2006. A cette date, on ne recense plus que 5 962 détenteurs de vaches laitières en Région wallonne contre 13 107 en 1990. Depuis l’instauration des quotas laitiers, le nombre de producteurs laitiers a été divisé par trois. Toutefois, avec la mise en place au cours de la campagne 1996-97 d’un nouveau système de transfert de quotas via un Fonds des Quotas, la diminution du nombre de détenteurs de vaches laitières a été ralentie.

A l’inverse, le nombre de détenteurs de vaches allaitantes a fortement progressé suite à l’instauration des quotas laitiers pour culminer en 1993 à 12 557 unités. Depuis lors, il diminue régulièrement et il s’établit en 2006 à 9 244 unités, ce qui représente 76,4 % des détenteurs de bovins.

Si le nombre de vaches laitières a sensiblement régressé en Région wallonne, la diminution du nombre de détenteurs a été plus rapide encore, si bien que le nombre moyen de vaches laitières par exploitation détentrice n’a cessé de croître.

Concernant les vaches allaitantes, on constate également un agrandissement du troupeau moyen, mais dans ce cas-ci elle a résulté, dans un premier temps, d’une augmentation du cheptel allaitant et dans un deuxième temps d’une diminution de ce dernier mais relativement moins forte que celle du nombre de détenteurs (figure 2.6).

Figure 2.6 : Evolution du nombre moyen de vaches laitières et du nombre moyen de vaches allaitantes par exploitation bovine en Région wallonne (1990 à 2006)

Source : DGSIE (INS) – Recensements agricoles

En 2006, le nombre moyen de vaches laitières par troupeau est de 39 têtes contre 30 en 1990. Pour les vaches allaitantes, on atteint 36 têtes en 2006 contre 19 en 1990.
Sur 100 détenteurs de vaches laitières en Belgique, on en compte 42 en Région wallonne (tableau 2.7).

Les régions limoneuse et herbagère liégeoise contribuent largement à la production laitière wallonne puisqu’on y trouve respectivement 32 et 15 % des détenteurs de vaches laitières ainsi que 27 et 21 % du cheptel laitier de la Région wallonne. Par exploitation, le nombre moyen de vaches laitières est le plus faible en région limoneuse (32 têtes) et le plus élevé en région herbagère liégeoise (53). Cette dernière région est également la plus spécialisée en production laitière. Viennent ensuite le Condroz, la Haute Ardenne et l’Ardenne, qui détiennent entre 10 et 13 % des vaches laitières et ont des troupeaux comprenant en moyenne de 35 à 43 vaches laitières.

Sur le plan provincial, les provinces du Hainaut et de Liège dominent, avec respectivement 32 et 35,6 % du cheptel laitier wallon. Les détenteurs de vaches laitières de ces provinces représentent respectivement 36 et 28,8 % du nombre total de détenteurs en Région wallonne. Le cheptel moyen est le plus élevé dans la province de Liège (48 têtes) et le plus faible dans le Brabant wallon (33 têtes).

Tableau 2.7 : Nombre de vaches laitières, nombre de détenteurs et cheptel moyen en Belgique, en Région flamande, en Région wallonne, dans les régions agricoles et les provinces wallonnes
(1er mai 2006)

 

Cheptel

(têtes)

Nombre de détenteurs

Cheptel moyen

(têtes/détenteur)

Belgique

532 752

14 311

37,2

 

 

 

 

Région flamande

300 081

8 345

36,0

Région wallonne

232 608

5 962

39,0

 

 

 

 

Région sablo-limoneuse

10 956

322

34,0

Région limoneuse

61 744

1 933

31,9

Région herbagère (Fagne)

7 379

176

41,9

Famenne

18 219

432

42,2

Ardenne

23 315

665

35,1

Région jurassique

7 228

162

44,6

Région herbagère liégeoise

49 324

924

53,4

Campine hennuyère

666

18

37,0

Condroz

30 137

774

38,9

Haute Ardenne

23 640

556

42,5

 

 

 

 

Brabant wallon

8 923

273

32,7

Hainaut

74 476

2 147

34,7

Liège

82 699

1 716

48,2

Luxembourg

31 558

861

36,7

Namur

34 952

920

38,0

Source : DGSIE (INS) – Recensement agricole

 

Zone de Texte: Chiffres repères
Détenteurs de bovins en RW
(x 1 000 unités)
	Vaches laitières	Vaches allaitantes
1990	13,1	10,7
2004	6,6	9,6
2005	6,3	9,5
2006	5,9	9,2

Concernant les vaches allaitantes, la Région wallonne compte 46 % des détenteurs mais 62 % du cheptel national. Le cheptel moyen y est pratiquement le double de celui observé en Région flamande (tableau 2.8).

La spéculation du veau au pis est présente un peu partout en Région wallonne, même dans les régions orientées vers les grandes cultures. Les régions comptant le plus de vaches allaitantes sont l’Ardenne, la région limoneuse et le Condroz, qui comprennent respectivement 31, 24 et 16 % du cheptel wallon ainsi que 22, 30 et 14 % des détenteurs de vaches allaitantes de la Région wallonne.

Le cheptel moyen varie sensiblement d’une région à l’autre. Il est le plus élevé en Ardenne (51 têtes) qui est la région spécialisée dans l’élevage bovin. Il est également important en région jurassique (46 têtes), en Famenne (44 têtes) et dans le Condroz (42 têtes). A l’opposé, le nombre moyen de vaches allaitantes est le plus faible en Haute Ardenne (12 têtes).

Sur le plan provincial, c’est le Luxembourg qui est le plus orienté vers l’élevage bovin puisqu’il comprend 38 % du cheptel et 27 % des détenteurs wallons. Cette province présente également le cheptel moyen de vaches allaitantes le plus important (51 têtes).

Tableau 2.8 : Nombre de vaches allaitantes, nombre de détenteurs et cheptel moyen en Belgique, en Région flamande, en Région wallonne, dans les régions agricoles et les provinces wallonnes
(1er mai 2006)

 

Cheptel

(têtes)

Nombre de détenteurs

Cheptel moyen

(têtes/détenteur)

Belgique

538 220

20 221

26,6

 

 

 

 

Région flamande

206 214

10 973

18,8

Région wallonne

331 920

9 244

35,9

 

 

 

 

Région sablo-limoneuse

11 892

464

25,6

Région limoneuse

79 249

2815

28,2

Région herbagère (Fagne)

6 459

233

27,7

Famenne

37 698

852

44,2

Ardenne

102 284

2 018

50,7

Région jurassique

21 022

462

45,5

Région herbagère liégeoise

14 794

702

21,1

Campine hennuyère

250

14

17,9

Condroz

53 621

1 280

41,9

Haute Ardenne

4 651

404

11,5

 

 

 

 

Brabant wallon

14 265

492

29,0

Hainaut

70 584

2 698

26,2

Liège

47 011

1 795

26,2

Luxembourg

126 556

2 461

51,4

Namur

73 504

1 798

40,9

Source : DGSIE (INS) – Recensement agricole

 

II.6.2 Nombre de détenteurs de porcs

Depuis 1990, le nombre de détenteurs de porcs a diminué de 75 % en Région wallonne et de 61 % en Région flamande, tant et si bien qu’au 1er mai 2006, la spéculation porcine ne concerne plus que 5,8 % des exploitations wallonnes et 19,2 % des exploitations flamandes.

Figure 2.7 : Evolution du nombre de détenteurs de porcs en Région wallonne et en Région flamande (1990 à 2006)

Source : DGSIE (INS) - Recensements agricoles

 

Zone de Texte: Chiffres repères
Détenteurs de porcs en RW
(x 1 000 unités)
1990	3,9
2004	1,1
2005	1,0
2006	0,96

En 2006, la Région wallonne compte 958 détenteurs de porcs (13 % de l’ensemble des détenteurs belges) qui détiennent ensemble un peu moins de 6 % du cheptel porcin national.

Parallèlement à la diminution du nombre de détenteurs, le cheptel moyen a fortement augmenté. En Région wallonne, il est passé de 78 têtes en 1990 à 387 têtes en 2006 tandis qu’en Région flamande il est passé de 393  à 926 têtes (figure 2.8). La taille du cheptel porcin dépend surtout du degré de spécialisation de l’exploitation. En Région flamande, une part importante des exploitations qui détiennent des porcs sont spécialisées et ont de ce fait une dimension moyenne nettement plus importante qu’en Région wallonne, où la production porcine est plus souvent une production d’appoint.

Figure 2.8 : Evolution du cheptel porcin moyen en Région wallonne et en Région flamande
(1990 à 2006)

Source : DGSIE (INS) - Recensements agricoles

Parmi les régions agricoles, c’est la région limoneuse qui est la plus concernée par la production porcine : on y recense 38 % des détenteurs et 47 % du cheptel porcin wallon. Les autres régions où la production porcine occupe une certaine importance sont la région herbagère liégeoise et le Condroz (tableau 2.9).

Le cheptel porcin moyen varie fortement d’une région à l’autre. Il passe de 4 têtes en Campine hennuyère à 479 têtes en région limoneuse.

Sur le plan provincial, la production porcine est surtout présente dans les provinces du Hainaut (31 % des détenteurs et 40 % du cheptel) et de Liège (32 % des détenteurs et 29 % du cheptel). La taille moyenne du cheptel porcin varie aussi fortement d’une province à l’autre : elle va de 213 têtes dans la province de Luxembourg à 502 dans la province du Hainaut.

Par rapport à 2005, le cheptel porcin a augmenté dans les provinces de Liège, Luxembourg et Brabant wallon. Il a diminué en Hainaut et dans la province de Luxembourg.

Tableau 2.9 : Nombre de porcs, nombre de détenteurs et cheptel porcin moyen en Belgique, en Région flamande, en Région wallonne et dans les régions agricoles et les provinces wallonnes
(1er mai 2006)

 

Cheptel

(têtes)

Nombre de détenteurs

Cheptel moyen

(têtes/détenteur)

Belgique

6 294 904

7 361

855

 

 

 

 

Région flamande

5 924 171

6 401

926

Région wallonne

370 729

958

387

 

 

 

 

Région sablo-limoneuse

22 550

63

358

Région limoneuse

173 956

363

479

Région herbagère (Fagne)

3 631

11

330

Famenne

24 302

58

419

Ardenne

18 281

124

147

Région jurassique

2 332

26

90

Région herbagère liégeoise

61 948

156

397

Campine hennuyère

7

2

4

Condroz

58 003

132

439

Haute Ardenne

5 719

23

249

 

 

 

 

Brabant wallon

28 769

68

423

Hainaut

149 596

298

502

Liège

107 354

303

354

Luxembourg

31 047

146

213

Namur

53 963

143

377

Source : DGSIE (INS) – Recensement agricole

 

II.7 Taux de remplacement des exploitations agricoles et horticoles wallonnes

Le nombre de déclarants devenus exploitants entre le 1er mai 2005 et le 1er mai 2006 en Région wallonne est de 325 (tableau 2.10), soit 11 de plus qu’au cours de l’année précédente.

Les nouveaux déclarants cultivent une superficie totale de 15 348 ha, la moyenne étant de 47,22 ha. En Région flamande, on compte 609 nouveaux déclarants, la superficie moyenne atteignant 19,77 ha.

Le taux de remplacement des exploitations est le rapport entre le nombre de nouveaux déclarants et le nombre d’exploitants ayant quitté la profession (ce dernier nombre étant la somme du nombre de nouveaux déclarants et du nombre d’exploitations en moins). L’évolution du taux de remplacement des exploitations en Région wallonne est donnée au tableau 2.11. Au cours de la période 1990 à 2006, le taux de remplacement est le plus souvent resté inférieur à 0,50. Pour 2006, il s’élève à 0,37, ce qui signifie qu’entre mai 2005 et mai 2006, 37 agriculteurs se sont installés en Région wallonne pour 100 agriculteurs qui ont quitté la profession.

Tableau 2.10 : Nombre de nouveaux déclarants entre le 1er mai 2005 et le 1er mai 2006, superficies totale et moyenne cultivées par eux en Belgique, en Région flamande, en Région wallonne, dans les régions agricoles et les provinces wallonnes

 

Nombre

Superficie (ha)

Sup moy (ha)

Belgique

934

27 387

29,32

 

 

 

 

Région flamande

609

12 039

19,77

Région wallonne

325

15 348

47,22

 

 

 

 

Région sablo-limoneuse

15

768

51,20

Région limoneuse

124

6.673

53,81

Région herbagère (Fagne)

6

309

51,54

Famenne

22

1 061

48,22

Ardenne

47

1.855

39,47

Région jurassique

17

1.052

61,90

Région herbagère liégeoise

35

1.090

31,13

Campine hennuyère

1

-

-

Condroz

44

2.190

49,78

Haute Ardenne

14

343

24,49

 

 

 

 

Brabant wallon

29

1.814

62,55

Hainaut

100

4.896

48,96

Liège

79

3.325

42,08

Luxembourg

63

2 913

46,24

Namur

54

2.400

44,44

Source : DGSIE (INS) – Recensements agricoles

 

Tableau 2.11 : Evolution du taux de remplacement des exploitations agricoles et horticoles,
en Région wallonne (1990 à 2006)

 

Nombre d’exploitations

Nombre de
nouveaux déclarants
(A)

Diminution du nombre d’exploitations
(B)

(A)/(A+B)

1990

29 178

1 129

 

 

1991

28 340

1 042

838

0,55

1992

27 317

973

1 023

0,49

1993

26 782

1 416

535

0,73

1994

25 738

1 359

1 044

0,57

1995

24 719

654

1 019

0,39

1996

23 652

673

1 067

0,39

1997

22 829

666

823

0,45

1998

22 128

563

701

0,45

1999

21 510

512

618

0,45

2000

20 843

534

667

0,44

2001

19 779

464

1 064

0,30

2002

18 989

346

790

0,30

2003

18 342

318

647

0,33

2004

17 712

343

630

0,35

2005

17 109

314

603

0,34

2006

16.557

325

552

0,37

Source : DGSIE (INS) – Recensements agricoles

 

Tableau 2.12 : Taux de remplacement des exploitations entre le 1er mai 2005 et le 1er mai 2006 pour la Belgique, la Région flamande, la Région wallonne, les régions agricoles et les provinces wallonnes

Belgique

0,36

 

 

Région flamande

0,35

Région wallonne

0,37

 

 

Région sablo-limoneuse

0,38

Région limoneuse

0,45

Région herbagère (Fagne)

0,27

Famenne

0,31

Ardenne

0,40

Région jurassique

0,41

Région herbagère liégeoise

0,28

Campine hennuyère

-

Condroz

0,33

Haute Ardenne

0,30

 

 

Brabant wallon

0,52

Hainaut

0,38

Liège

0,32

Luxembourg

0,40

Namur

0,34

Source : DGSIE (INS) – Recensements agricoles

Sans tenir compte de la Campine hennuyère, le taux de remplacement le plus élevé est observé en région limoneuse (0,45). A l’opposé, les taux de remplacement les plus faibles sont enregistrés dans les régions herbagères (Fagne (0,27) et liégeoise (0,28)).

Sur le plan provincial, le taux de remplacement est le plus élevé en Brabant wallon (0,52) et le plus faible dans la province de Liège (0,32).


 


chapitre III. Les productions agricoles Wallonnes

Pour estimer la production agricole au cours d’une campagne ou d’une année, il faut disposer de deux informations : la superficie consacrée à la culture (ou le nombre de têtes de bétail) et le rendement moyen estimé (par hectare ou par tête). La production obtenue sur cette base est donc elle-même une estimation.

D’une manière générale, l’agriculture wallonne se caractérise par des productions de grandes cultures (céréales, plantes industrielles), des cultures fourragères et par des productions animales (essentiellement bovines) liées au sol.

L’utilisation du sol par l’exploitation agricole wallonne (tableau 3.1) traduit bien cette orientation : les cultures arables couvrent 53,8 % de la superficie agricole utilisée et les prairies permanentes 45,9 %. Lorsqu’on observe l’évolution sur une longue période, on constate une augmentation de la part des cultures arables au détriment des prairies permanentes.

Tableau 3.1 : Utilisation du sol par l’exploitation agricole en Région wallonne ( 1er mai 2005 et 2006) (ha)

 

2005

2006

Terres arables

407 661

406 832

Cultures permanentes

2 145

2 137

Prairies permanentes

345 610

347 716

Cultures sous serres

56

55

Autres

73

71

Superficie agricole utilisée

755 545

756 811

Source : DGSIE (INS) - Recensements agricoles

 

III.1 Les cultures agricoles

Globalement, pour l’année 2006, les superficies couvertes par les différents groupes de cultures se répartissent, par ordre décroissant de superficie agricole utilisée (SAU), en prairies permanentes (45,9 %), céréales pour le grain (24,3 %, dont 69 % de froment), cultures fourragères (11 %), cultures industrielles (10,4 %) et jachères (2,7 %).

Par rapport à 2005, on observe une diminution limitée des ensemencements en betteraves sucrières (-1,6 %) mais très marquée en chicorée à inuline (-48,3 %) et pour le lin (-12,6 %). Par contre, les emblavements en colza augmentent de 58,6 %.

Tableau 3.2. : Superficie agricole utilisée (ha), rendement moyen estimé (Qx/ha) et production totale (tonnes) pour les principales cultures agricoles en 2006 et production de 2005, en Région wallonne

 

 

2006

2005

Superficie

(ha)

Rendement

(Qx/ha)

Production

(tonnes)

Production

(tonnes)

Froment d’hiver

127 551

82,1

1 047 137

1 105 639

Escourgeon

30 499

78,8

240 207

190 104